Du 21 au 24 avril, des professionnels de santé ont suivi une formation visant à améliorer les conditions de l’allaitement exclusif et à en promouvoir les bienfaits.

 

Une formation dédiée à la promotion de l’allaitement maternel est lancée la semaine dernière à la Galanterie hôtel restaurant, située à Coulée. Organisée à l’attention des prestataires de santé, notamment des sages-femmes, infirmières, médecins et nutritionnistes, cette formation s’inscrit dans une dynamique de renforcement de leurs capacités en matière d’accompagnement des mères. cette action s’inscrit dans le cadre de «l’initiative hôpitaux amis des bébés», mise en place par l’Oms et l’Unicef, visant à améliorer les conditions de l’allaitement maternel exclusif et à en promouvoir les bienfaits.

La responsable nationale de la nutrition, Fatoumia Hadji, a mis en lumière les nombreux défis liés à l’allaitement, insistant sur le manque de connaissances chez les jeunes mamans concernant les bienfaits de l’allaitement, mais aussi, sur les techniques de base telles que la position de l’enfant ou encore, la manière de donner le sein au bébé.

«La préparation à l’allaitement commence très tôt, notamment à travers une alimentation adéquate de la mère. Une mauvaise alimentation peut affecter la production de lait», a-t-elle expliqué. Les données illustrent des progrès, mais aussi le chemin à parcourir. «D’après l’enquête par grappes à indicateurs multiples de 2012, seulement 12 % des femmes comoriennes pratiquaient l’allaitement exclusif.» Ce taux est passé à 22,6 % en 2022, grâce aux efforts de sensibilisation menés dans les villages et les structures sanitaires. 

L’aliment le plus complet pour le nourrisson

Toutefois, l’objectif fixé par l’Union africaine pour 2030 est d’atteindre 50 %», a-t-elle affirmé. «Les conseils non fondés, souvent donnés par des proches, peuvent nuire à l’allaitement, surtout dans un contexte de fatigue et de pression», a-t-elle précisé. Ici, elle évoquait certaines idées reçues, notamment la crainte de perdre sa silhouette. En revanche, elle a rappelé que «le refus d’allaiter peut entraîner des complications, y compris des pathologies mammaires». Les participants ont salué l’importance de cette formation. 

Fatima Said Mahazi, cadre au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital El Maarouf, a rappelé que l’allaitement maternel reste l’aliment le plus complet pour le nourrisson. «Le lait maternel contient tous les éléments essentiels : vitamines, minéraux et eau. À l’inverse, les laits artificiels peuvent favoriser des infections, des diarrhées ou des coliques chez les nouveau-nés», a-t-elle indiqué. 

Elle a insisté sur la nécessité d’encourager la mise au sein précoce, dès la naissance, et de sensibiliser les femmes sur les avantages de l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois. «Un enfant allaité exclusivement bénéficie d’une meilleure croissance et d’une protection contre de nombreuses maladies», a-t-elle ajouté.