Une délégation comorienne conduite par le ministre de la Santé a pris part à une conférence en Chine, du 17 au 18 octobre. Cette réunion qui a vu la présence de plusieurs ministres et responsables de santé de plusieurs pays ainsi que des représentants de l’Organisation mondiale de la Santé et de l’Union africaine, avait pour objet d’échanger sur la possibilité d’élargir la médicine traditionnelle chinoise au niveau mondial. Il s’agit, selon les organisateurs, de moderniser cette médecine à partir des méthodes d’apprentissages, en alliant celle-ci avec les recherches scientifiques.
«J’ai participé à la Conférence mondiale sur la médecine traditionnelle 2026 à Beijing aux côtés du ministre de la Santé et de la Protection sociale. Cette réunion nous a permis d’échanger sur les conditions nécessaires de développement d’une médecine traditionnelle encadrée sur les recherches scientifiques, la sécurité des patients, la formation, la réglementation et la coopération internationale.
La participation comorienne a aussi permis de présenter les priorités de notre pays et d’explorer des pistes de coopération, notamment avec la Chine, autour de l’inventaire, de la culture durable et de l’étude des plantes médicinales», a souligné le coordonnateur technique du financement basé sur la performance (Pbf).
Docteur Djamaldine Mohamed Sambi a expliqué que les retombées dépendront surtout de l’importance que la partie comorienne accordera aux échanges et aux perspectives concernant une meilleure connaissance des plantes utilisées, d’une évaluation plus rigoureuse de leur qualité et de leur innocuité, ainsi qu’une meilleure information sur leurs usages et leurs limites. «Pour les Comores, notre participation était importante car la population doit comprendre que la médecine traditionnelle fait partie du patrimoine naturel et culturel de notre archipel.
Elle s’appuie sur des connaissances transmises au fil des générations et occupe une place dans les pratiques de nombreuses familles. Cette richesse mérite d’être reconnue et étudiée, mais aussi protégée» a-t-il souligné.En tout cas, pour le coordonnateur technique du financement basé sur la performance, cette médecine ne remplace pas les traitements éprouvés, elle les soutient en élargissant les options thérapeutiques disponibles pour les populations.
«Cette nuance est essentielle. Une plante n’est pas automatiquement sûre ou efficace parce qu’elle est naturelle ou utilisée depuis longtemps», a soutenu le docteur Djamaldine Mohamed Sambi.




