Il n’y a aucun cas de cette maladie détecté dans le pays. Les autorités de santé ont appelé toutefois à la vigilance, surtout à un moment où, le pays fait face à des arrivées massives de migrants d’Afrique continentale, et notamment de la Rd Congo, principal foyer épidémiologique depuis plusieurs décennies.

 

Les autorités sanitaires appellent à «une vigilance accrue» face au risque que cette maladie pourrait peser dans la zone de l’Afrique de l’Est. Cette déclaration qui intervient après que l’Oms ait appelé à une surveillance renforcée de portée internationale et régionale. Un cas de virus à Ebola a été enregistré en Ouganda les 15 et 16 mai. L’Ong français Médecins Sans Frontières (Msf) établit un bilan de « 500 cas et 130 morts » en République démocratique du Congo (Rdc), se fondant sur un bulletin de santé mis à jour hier jeudi 21 mai par les autorités sanitaires congolaises. 

Lors de sa rencontre avec la presse, hier jeudi 21 mai, en fin de journée, le secrétaire général du ministère de la Santé, Soudjay Mohamed, a fait savoir que le virus Ebola est une maladie virale grave, souvent mortelle, découverte pour la première fois en 1976 en Afrique centrale, près de la rivière Ebola en République Démocratique du Congo (Rdc). Pour lui, «l’heure est à la vigilance surtout que depuis plusieurs mois, le pays fait face à des arrivées massives d’Afrique continental et majoritairement de la RD Congo où la maladie sévit fortement depuis déjà un siècle».

Le secrétaire général du ministère de la Santé a expliqué aux Comoriens qu’aucun cas de ce virus n’est détecté dans le pays, cependant «conformément au principe de précaution et au règlement sanitaire international, les dispositifs de veille sanitaire, de surveillance épidémiologique et de sensibilisation communautaire ont été renforcés afin de prévenir tout risque d’introduction de la maladie sur le territoire national». 

Ainsi, le directeur de la lutte contre la maladie aux Comores, docteur Naouirou M’hadji, a annoncé le déploiement d’agents de santé communautaire au niveau des points d’entrée du pays, et a appelé la population «à respecter les mesures d’hygiène, à signaler rapidement tout cas suspect aux structure sanitaires et à suivre les informations officielles communiquées par les autorités de santé».

Un déploiement d’agents de santé aux frontières

Et d’expliquer ce qu’est vraiment le virus Ebola. «La maladie à virus Ebola se manifeste généralement par une forte fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires des vomissements, des diarrhées et dans les formes sévères, des manifestations hémorragiques». Le docteur Naouirour M’hadji a précisé que «son taux de létalité varie selon les flambées et les capacités de prise en charge, pouvant atteindre 25% à 90%». Le professionnel de santé parle d’une maladie fortement mortelle au point que «un sur deux patients décède». Selon toujours lui, «la maladie se distingue par ses différentes variantes, pour certaines ayant un vaccin mais celle actuellement en cours, fait toujours l’objet d’étude».