Etant habitués à ce qu’on leur propose toujours des négociations qui mettent fin aux différentes grèves, les contractuels déclarent « qu’ils ne lèveront pas le mot d’ordre de grève tant que l’alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires et la revalorisation des primes ne seront pas effectifs ».
Le personnel de santé de l’hôpital El-Maarouf est entré en grève illimitée depuis la matinée de ce lundi 9 mars. Ces derniers réclament l’alignement des salaires des contractuels sur ceux des fonctionnaires et l’augmentation des indemnités de garde. «Nous sommes ici pour défendre les droits du personnel de santé d’El-Maarouf. Aujourd’hui, nous portons deux doléances. Si elles ne sont pas réglées, nous n’allons pas lever le mot d’ordre»¸ déclarent les grévistes, en colère, avec des rubans rouges sur les têtes et brandissant une banderole où l’on peut lire «Mzihira mdru na pvone».
«Nous avons pris toutes les dispositions nous permettant de mener à bien notre grève. Nous nous assurons que le service minimum assure la poursuite du travail dans tous les services. Ce matin, nous sommes entrés, service par service afin de ne pas confronter les citoyens à un quelconque problème», ont-ils assurés, par la voix du technicien au service d’imagerie, Zainou.
Ahmed Kairihila également du personnel de santé a insisté sur le fait qu’ils n’ont pas fait des longues études pour percevoir 57000fc le mois et 3000fc comme primes de garde. «Nous voulons que la prime de garde passe de 3000fc à 5000fc. C’est le moins que l’on puisse percevoir pour tenir toute une nuit de travail et voulons aussi qu’on améliore notre prise en charge par la mutuelle de santé. Ce n’est pas normal qu’on soit ici à traiter les autres qui disposent de mutuelle de santé prise en charge à 100% alors que la nôtre est seulement à 50%», a-t-il expliqué. Et de faire savoir qu’ils accusent 5 mois de non-paiement de la prime de garde.
Interrogé sur la solution immédiate que la direction du Chn El-Maarouf allait apporter par rapport à la situation, le directeur général Assoumany Aboudou a fait savoir que «c’est au personnel de voir car ils auraient dû privilégier la discussion au lieu de la grève». «ils auraient dû venir discuter ensemble, afin de trouver une solution comme ça a été le cas avec la cotisation du personnel à la caisse des retraites», a-t-il expliqué reconnaissant que «les salaires du personnel de santé est minime». En tout cas, pour le directeur de l’hôpital El-maarouf, trouver une solution à toutes ces doléances en 72h n’est pas possible.



