Des propositions auraient été faites aux grévistes par les autorités de l’établissement. Elles concernent l’augmentation des primes de garde, celle de la mutuelle de santé et une augmentation salariale jusqu’à 8%. La direction déplore l’absence d’un cadre de discussions avec les grévistes qui ont, selon elle, «choisi de fermer la porte aux négociations, sans formuler de contre-propositions permettant de poursuivre un dialogue constructif».

 

La direction générale du Centre hospitalier national (Chn El-Maarouf) a annoncé, dans un communiqué en date du 13 mars, une augmentation des primes et du salaire des contractuels en grève depuis six jours. A en croire le communiqué de presse, la direction révise à la hausse les primes de garde. Celles-ci passent de 3000fc à 5000fc pour les infirmiers, les sages-femmes et les techniciens, de 3500fc à 5500fc pour les infirmiers spécialisés, de 1750fc à 3000fc pour les aides-soignants et de 6500fc à 7500fc pour les médecins généralistes. S’agissant de l’augmentation salariale, une des revendications phares des contractuels, la direction dit avoir proposé «une augmentation de 8% et de 25% celle de la prise en charge de la mutuelle des assurés, soit de 50% à 75%». Rappelons que les grévistes ont, au cours de leur rencontre avec la presse, tenue le lundi 9 mars dans la matinée, fait part de leur désaccord sur «les 8%» d’augmentation de salaire qui ne représenteraient, selon eux,  que «4500fc». 

«Absence de dialogue»

Quant à l’alignement des salaires des agents contractuels sur celui des fonctionnaires (lire texte en bas), la direction a fait savoir que cela «ne relève pas de la compétence du Chn El-Maarouf, qui aujourd’hui n’a pas les moyens de répondre pleinement à cette doléance». La direction de l’hôpital dit avoir constaté que le «service minimum n’est plus assuré par les grévistes», ce qui leur a contraint de recourir à des réquisitions visiblement peu suivies. Et de dénoncer «le non-respect» des dispositions en vigueur en matière de grève. «Le mouvement de grève engagé ne respecte pas les dispositions légales en vigueur, notamment en ce qui concerne les délais réglementaires de préavis (5 à 8 jours) et les procédures prévues par la loi», a-t-elle dénoncé. 


Alors que les grévistes déplorent l’« absence de dialogue» avec les autorités en capacité d’atténuer ce mouvement de grève, la direction générale affirme le contraire dans ce même communiqué de presse. Ce document précise que «des négociations» étaient engagées avec les représentants des grévistes et que des propositions visant à améliorer leur situation ont été faites mais «les grévistes nous ont répétés pour la énième fois que leurs revendications sont non négociables». La direction dit ainsi «regretter» le comportement des représentants des grévistes qui ont «choisi de fermer la porte aux négociations, sans formuler de contre-propositions permettant de poursuivre un dialogue constructif», se déclarant ouvert à un «dialogue social, au respect du cadre légal et à la recherche de solutions équilibrées, tout en veillant à la continuité du service public hospitalier et à la prise en charge des patients».