La réunion d’hier n’ayant découlé à aucune résolution, le ministre de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda, a annoncé la tenue ce vendredi d’une autre réunion, et dit être «optimiste» quant à l’issue des futures discussions.

 

Malgré les 4h de discussions entamées hier, jeudi 26 mars, dans la matinée, à l’hôpital El-Maarouf, entre la direction, le ministre de la Santé, le délégué à la Défense et le comité du personnel soignant en grève, aucun compromis n’a été trouvé quant à la fin de la grève. A l’issue de ces échanges, le ministre de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda, a dit être «optimiste» quant à l’issue des négociations entamées. «Nous nous sommes réunis ce matin pour statuer sur la grève des contractuels de l’hôpital El-Maarouf entamée depuis le 9 mars. On a étudié leurs revendications et je crois que demain à la réunion qui se tiendra de 9h à 11h, un résultat positif sera pris», a-t-il déclaré à la presse à l’issue de la rencontre, ajoutant que les échanges consistent à «arracher des compromis». 

Un appel au dialogue du Synamec

Interrogé sur les licenciements de certains médecins de l’hôpital de référence, le ministre a dit qu’il n’y a pas eu «licenciement» mais «juste des sanctions ou des résiliations de contrats puisque la grève concerne les contractuels».  Il est toutefois nécessaire de rappeler que le Syndicat national des médecins comoriens (Synamec) s’est réuni ce mercredi 25 mars. A l’issue de cette réunion, le Synamec a exprimé son soutien aux contractuels en grève, mais a appelé toutes les parties prenantes à s’impliquer davantage pour un climat apaisé. Les médecins ont saisi l’occasion pour dénoncer «le comportement abusif» de la direction de l’hôpital qui « sanctionne des fonctionnaires et des contractuels sans pour autant suivre les procédures légales». 


«Ces dirigeants ne respectent ni éthique, ni les procédures administratives. L’humiliation des médecins est devenue monnaie courante et une voie autoritaire n’épargnant personne, ni médecins, ni paramédicaux»¸ a dénoncé le Synamec dans une lettre adressée au ministère de la Santé ce lundi 23 mars. Le Syndicat des médecins comoriens a déploré « la dégradation de leurs conditions de travail » car, «vivant sous la peur des décisions abusives», citant, à cet effet, le licenciement de docteur Abdillah et du docteur Chaharazad pour «association à un mouvement de grève». 


Pour rappel, les 308 contractuels en grève depuis déjà 20 jours, réclament entre autres, l’alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires de l’hôpital «puisqu’à diplômes égaux, salaires égaux». Les contractuels soulignent qu’ils accomplissent les mêmes tâches au même titre que les médecins