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Journée mondiale du donneur de sang I Une faible collecte de sang aux Comores comme à l’international

Journée mondiale du donneur de sang I Une faible collecte de sang aux Comores comme à l’international

Santé | -   Adabi Soilihi Natidja

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Les problèmes liés à la collecte de sang ne sévissent seulement pas dans notre pays. Le chef du bureau-pays de l’Oms a fait état de 5.9 dons pour 1 000 personnes,  contre 33,1 dons pour 1 000 personnes dans les pays à revenus élevés.

 

Les Comores ont, à l’instar du monde entier, célébré hier mercredi 14 juin la Journée mondiale du donneur de sang sous le thème «Sang, plasma : partageons la vie, donnons souvent». Au cours de la célébration organisée à la maison des Nations-Unies aux Comores, Dr Diarra Abdoulaye, chef du bureau-pays de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a ainsi justifié le choix du thème : «Il souligne le rôle que chaque personne peut jouer en faisant le don précieux de sang ou de plasma pour créer un stock sûr et durable en sang et en produits sanguins qui puisse être toujours disponible pour tous les patients qui en ont besoin».Dans sa lecture du mot de la directrice de l’Oms pour l’Afrique, Dr Diarra Abdoulaye a souligné « les progrès importants réalisés dans la région vers la mise en place de services de transfusion sanguine coordonnés au niveau national, de cadres directeurs et de normes nationales pour la collecte, le dépistage, le traitement, la conservation et la distribution du sang et des produits sanguins».

La mise en place de services de transfusion sanguine

Il regrettera toutefois que malgré cela, «seuls huit pays disposent de services de transfusion sanguine conçus pour garantir en permanence les niveaux les plus élevés de qualité et de sécurité transfusionnelle pour les patients comme pour les donneurs». «La dépendance à l’égard des donneurs de sang non rémunérés est toujours élevée, 16 pays représentant plus de 80 % des dons de sang volontaires non rémunérés», a-t-il ajouté, précisant que «la collecte de sang reste faible avec un taux moyen de 5,9 dons pour 1000 personnes, contre 33,1 dons pour 1000 personnes dans les pays à revenus élevés».


Pour sa part, le responsable de l’unité de transfusion sanguine de l’hôpital El-maarouf, Djamaldine Mohamed Chanfi, a expliqué que s’ils appellent souvent des donneurs, c’est pour ne pas épuiser leurs stocks, car, «il n’y a aucun programme national qui assure la collecte de sang, mais c’est l’hôpital El-maarouf même qui se charge de cela». Et de poursuivre : « On n’a pas de banque de sang mais une unité de transfusion de sang qui ne dispose d’ailleurs que d’une capacité de conservation de seulement 70 poches. Ces poches pourraient être largement suffisantes selon la demande si la compensation se faisait selon les normes. C’est-à-dire, si l’on donne de l’O+ que les proches du patient viennent avec le même groupe. Ou encore, si l’on pouvait procéder à la séparation des produits du sang. Parce que le patient peut avoir seulement besoin de plasma, et le lui mettre au lieu de lui transfuser le sang total».


Toujours selon Djamaldine Mohamed Chanfi, tenant compte du problème lié à la non-séparation des produits, son service avait adressé des courriers aux responsables compétents pour voir comment y remédier, mais plus rien n’a été fait. «Seul celui adressé à la Ligue arabe a été répondue. D’ailleurs, l’année dernière, trois infirmiers de Ngazidja, Mwali et Ndzuani étaient partis au Maroc pour suivre la formation. Mais depuis leur retour, c’est le silence radio sur le plan national, alors que cela permettrait qu’une poche de sang soit transfusé à quatre personnes selon le produit qui leur manque», a-t-il conclu.

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