En marge de la célébration, les autorités sanitaires se sont réjouies des résultats «encourageants» enregistrés, faisant état de 140 cas notifiés en 2025 sur un objectif fixé à 190 cas. Avec un taux de guérison supérieur à 90%, les responsables de la santé se disent «satisfaits des progrès réalisés», tout en réaffirmant leur volonté « d’intensifier les efforts pour éradiquer la maladie».
Les autorités sanitaires comoriennes ont célébré hier, mardi 24 mars, à l’instar du monde entier, la journée internationale de lutte contre la tuberculose à Moroni. Placée sous le thème «Oui, nous pouvons éradiquer la tuberculose», la journée a été une occasion pour les autorités, le ministre Ahamada Sidi Nahouda en tête, de faire le point sur la situation de cette maladie dans le pays.
«En 2025, le programme national de lutte contre la tuberculose a notifié140 cas de tuberculose, toute forme confondue. Ceci veut dire que 26% des malades tuberculeux circulent sans couverture de cas dépisté de 74% par rapport aux 190 cas attendus par traitement avec tous les risques que cela comporte », a fait savoir le ministre de la Santé. Rappelons qu’en 2024, le programme national de lutte contre la tuberculose a notifié «131 cas sur les 160 de l’objectif visé».
Se réjouissant du «taux de guérison estimé à plus de 90%», les responsables de la santé ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès réalisés. Et de réaffirmer leur volonté de «renforcer les activités de sensibilisation et de plaidoyer, pour amener d’une part la population à adopter des comportements sûrs, permettant d’éviter la tuberculose et d’autre part les dirigeants nationaux à s’engager davantage pour éradiquer cette maladie dans le pays».
Le ministre de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda, a, à l’occasion, insisté sur le fait que ces avancées majeures en termes de prise en charge des cas, n’épargne pas pour autant le pays. «On se doit de redoubler d’efforts pour améliorer le taux de dépistage des cas car notre pays n’est pas à l’abri d’une situation difficile de la co-infection TB/VH », a-t-il interpellé la population, regrettant l’augmentation des cas de Sida. Et de noter qu’en 2025, 4 cas de co-infections TB/VIH ont été notifiés et pris en charge de manière «adéquate».
«378 000 décès en 2024»
A cette célébration, docteur Nassuri Ahamada, a lu, au nom de la représentante de l’Oms aux Comores, Dr Nkurunziza Triphonie, le discours du directeur régional de l’Oms pour l’Afrique Dr Mohamed Janabi. « Toutes les 83 secondes, la tuberculose cause un décès dans la région africaine de l’Oms. Rien qu’en 2024, elle a provoqué 378 000 décès et infecté 2.7 millions de personnes, soit un quart de la charge mondiale», a fait part ce cadre de l’Oms aux Comores.
Et de préciser que malgré tout, «des progrès considérables» ont été enregistrés en Afrique. «Entre 2015 et 2024, les décès imputables à la tuberculose ont reculé de 46 %, tandis que l’incidence de la maladie a diminué de 28 %»¸a-t-il salué, se réjouissant des jalons franchis par plusieurs pays à travers le monde. Il citera à cet effet l’Afrique du Sud qui a atteint la cible fixée pour 2025 en matière de réduction de l’incidence de la tuberculose. Au Mozambique, en République-Unie de Tanzanie, au Togo et en Zambie où le nombre de décès a «baissé de 75%».




