Pour les autorités de santé, bien que les Comores aient déclaré la fin de l’épidémie, le risque de réimportation n’est pas écarté, tenant compte de l’interconnexion maritime et aérienne entre le pays et Madagascar où, des cas ne cessent d’être enregistrés.

 

Le ministre de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda a, au nom du chef de l’Etat Azali Assoumani, déclaré, avant-hier lundi 8 juin, la fin de l’épidémie de Mpox aux Comores. A l’occasion de cette rencontre avec la presse tenue en fin de journée, en présence de la cheffe du bureau-pays de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), docteur Nkurunziza Triphonie, le ministre de la Santé a expliqué que cette déclaration intervient conformément au protocole national aligné sur les recommandations de l’Oms.

«L’absence de létalité dans un contexte de flambée régionale, constitue un indicateur de performance majeure de notre système d’investigation et de prise en charge. Conformément aux critères de l’Oms, la période d’observation de 42 jours soit deux périodes maximales d’incubation de 21 jours s’est écoulée, sans détection de nouveaux cas confirmés, depuis la guérison du dernier patient le 24 avril 2026», a-t-il expliqué. Et de préciser qu’à l’issue de la période de surveillance renforcée, les données consolidées font état de 153 cas suspects, notifiés et investigués selon la définition opérationnelle des cas, 42 cas confirmés par Pcr et 0 décès attribué au Mpox.


Selon toujours lui, bien que cette décision ait été fondée sur une base scientifique rigoureuse, la déclaration de la fin de l’épidémie dans le pays, n’est pas synonyme de sa disparition dans la région. «L’épidémie de Mpox reste toujours une préoccupation de santé publique dans la région à un moment où, Madagascar continue d’enregistrer des cas et tenant compte de l’interconnexion maritime et aérienne entre nos deux pays. Par conséquent, le risque de réimportation de nouveaux cas demeure permanent», a prévenu le ministre de la Santé. 

Une base scientifique rigoureuse

Et d’exhorter les citoyens à «maintenir la surveillance active en général et surtout au niveau communautaire, de renforcer la vigilance aux points d’entrée et à promouvoir la disponibilité continue des intrants». Ahamada Sidi Nahouda a accordé une mention spéciale aux professionnels de santé et aux agents de santé communautaire, en première ligne dans la riposte contre cette maladie dans le pays. Le ministre de la Santé, a rappelé que le premier cas suspect remonte au 13 janvier, identifié au niveau du district sanitaire de Bambao à Ngazidja qui a ensuite été confirmé par le laboratoire national de santé publique le 23 janvier.