À l’instar d’autres pays, l’Union des Comores a commémoré la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. La cérémonie s’est déroulée le mardi 26 mars au ministère de la Santé, en présence de membres du ministère et de représentants de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à Moroni. Le thème retenu cette année est «Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose».
Ce thème vise à inspirer l’espoir et à encourager un leadership de haut niveau, une adoption plus rapide des nouvelles directives de l’Oms, l’adoption d’innovations, une action accélérée et une collaboration multisectorielle pour lutter efficacement contre l’épidémie de tuberculose.
Il convient de rappeler que la propagation de la tuberculose touche principalement les personnes pauvres, les personnes vivant avec le Vih, ainsi que les malades diabétiques non réguliers dans leurs traitements. C’est pourquoi le ministère de la Santé et ses techniciens s’accordent à intensifier et à renforcer les activités de sensibilisation et de plaidoyer pour amener, d’une part, la population à adopter des comportements sûrs permettant d’éviter la tuberculose, et d’autre part, les autorités nationales, à s’engager davantage dans la lutte contre cette maladie.
Lors de son intervention, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Matshidiso Moeti, a souligné les efforts déployés par les États membres et les partenaires dans cette lutte. «Nous célébrons un autre jalon, à savoir que 70 % des patients tuberculeux ont été diagnostiqués, ce qui traduit une très forte réduction du nombre de cas manqués et nous rapproche de notre objectif de mettre fin à la tuberculose», a-t-elle rappelé, avant d’ajouter que «de 2015 à 2022, la région a également enregistré une réduction de 23 % du nombre de nouveaux cas de tuberculose, surpassant ainsi la cible initiale de 20 % fixée pour 2020 dans la stratégie pour mettre fin à la tuberculose».
«Cependant, a-t-elle ajouté, si la réduction du nombre de décès dus à la tuberculose est louable, il faut bien reconnaître que cette réduction reste en-deçà de la cible fixée à 75 % en 2025 dans la stratégie pour mettre fin à la tuberculose». Pour la ministre de la Santé, Loub Yakoute Attoumane, la commémoration de cette journée ne se limite pas au 24 mars, mais constitue un processus continu de sensibilisation, d’information et d’éducation des communautés en vue d’atteindre l’objectif de l’Oms.
«La lutte contre cette maladie n’est pas l’affaire d’un seul service ; il est essentiel que les services de santé dans leur ensemble intègrent les activités de dépistage en orientant les cas suspects vers les Csd [Centre de santé de district] et les services de pneumo-phtisiologie des hôpitaux», a-t-elle déclaré. Pour elle, le défi du gouvernement est de réduire la morbidité et la mortalité liées à cette maladie en démontrant que le diagnostic et la prise en charge sont gratuits.
Par Mohamed Nourou Athoumani