Cette campagne dénommée «Novembre bleu» vise à sensibiliser sur les cancers urologiques, notamment les cancers des testicules et de la prostate. Les spécialistes vont procéder au dépistage gratuit ainsi qu’à leur prise en charge.
Après «Octobre rose», dédié à la lutte contre les cancers gynécologiques chez la femme, des médecins comoriens ont décidé de lancer cette année, la campagne «Novembre bleu», afin de sensibiliser la population notamment les hommes, sur les cancers urologiques, à savoir les cancers de la prostate et des testicules. «Cette campagne dénommée ‘Novembre bleu’ est dédiée au dépistage, à la sensibilisation, voire à la prévention des cancers des testicules et de la prostate. Il est très important d’expliquer qu’il s’agit bien d’une maladie pouvant évoluer sans symptôme apparent surtout au début», a expliqué devant la presse, le docteur Salim Omar Anli, urologue à l’hôpital de Samba Nkuni, le mercredi 4 novembre. La campagne «Novembre bleu» qui vient d’être lancée par des médecins urologues comoriens est à sa première édition.
Et de préciser que bien que graves, les cancers urologiques peuvent guérir, à condition d’être détectés tôt. «Le traitement curatif dépend de chaque stade. S’il est détecté en stade de début, la guérison n’est pas compliquée contrairement à quand c’est détecté tardivement, en phase de métastase. A un stade aussi avancé, le traitement peut nécessiter une chirurgie», a-t-il fait savoir, ajoutant que pour cette première édition de la campagne «Novembre bleu», seules les consultations seront gratuites dans les hôpitaux de Samba Nkuni et de Fumbuni.
«Après la consultation, tous les bilans qui seront prescrits seront aux frais des patients», a-t-il insisté appelant les hommes à partir de 45 ans de se faire dépister de cette maladie. Rassurant la population, l’urologue a fait savoir qu’on peut avoir le cancer et vivre longtemps à condition de suivre le traitement adéquat. Bien que les cancers urologiques puissent évoluer sans signes, le docteur Salim Omar Anli a tiré la sonnette d’alarme quant à l’apparition de certains symptômes comme le fait de beaucoup uriner et la présence de sang dans les urines, des douleurs osseuses entre autres. À Ndzuani, les séances de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge se font les mardis et les jeudis de ce mois de novembre entre 8h00 et 13h00, au Centre médico-chirurgical d’andrologie de Mjihari.



