Lors d’un point de presse tenu hier, dans la soirée, à la Radio-Télévision de Ndzuani, le directeur régional de la Santé au niveau de Ndzuani a annoncé le premier cas de Mpox dans l’île.
Les autorités sanitaires confirment la présence du Mpox à Ndzuani. Le premier cas de la maladie sur l’île a été officiellement annoncé ce mercredi notamment par le directeur régional de la Santé, Dr Anssufouddiine Mohamed, lors d’un point de presse à la Radio-Télévision de Ndzuani (Rtn), en présence de nombreux médias. À Ndzuani, deux cas suspects avaient été détectés le 26 janvier, à l’issue d’un contrôle sanitaire effectué sur des voyageurs du navire Acadie, en provenance de Madagascar.
Cette déclaration intervient quelques jours après l’annonce faite le 23 janvier par le ministre de la Santé, Ahamada Sidi, confirmant quatre cas de Mpox aux Comores. Après analyses, l’un des deux cas suspects s’est révélé positif, portant à six le nombre total de cas déclarés dans le pays, et confirmant ainsi le premier cas de Mpox à Ndzuani. Le directeur régional de la Santé est revenu, à l’occasion, sur les circonstances de la détection du cas. «Le 24 janvier, à bord du bateau Acadie, deux cas suspects ont été identifiés lors du contrôle des voyageurs.
Les deux personnes ont été immédiatement mises en quarantaine, dans l’attente des résultats du test Pcr. Après analyses, il a été confirmé que l’une des personnes est positive au Mpox. Nous enregistrons ainsi le premier cas de la maladie à Ndzuani. Le patient est actuellement suivi par nos services, tandis que le second a été libéré», a expliqué Dr Anssufouddiine Mohamed. Le directeur régional de la Santé a ensuite insisté sur l’importance des mesures de prévention.
Il a rappelé que le Mpox est une maladie déjà présente dans de nombreux pays. «De nombreux pays vivent avec le Mpox de manière permanente. Le plus important aujourd’hui est d’éviter la propagation de la maladie pour qu’elle ne s’installe pas durablement chez nous. La lutte commence par le respect strict des mesures barrières», a-t-il souligné. Par la suite, Dr Anssufouddiine Mohamed a lancé un appel à la population, notamment aux personnes ayant voyagé ou ayant été en contact avec des cas suspects.
«De nombreux patients consultent actuellement pour des doutes ou des éruptions cutanées. Toute personne provenant d’un pays où le Mpox circule, ou ayant été en contact avec un cas, doit se faire dépister. Se protéger, c’est aussi protéger la communauté», a-t-il rappelé. Interrogé sur la question sensible des frontières, Dr Anssufouddiine Mohamed a tenu à clarifier la position des autorités sanitaires.
«Cent trente pays ont déjà vécu avec le Mpox et aucun n’a fermé ses frontières. Les Comores restent souveraines en matière de santé publique et peuvent décider des mesures à appliquer. Pour l’heure, le choix est de renforcer les contrôles sanitaires plutôt que de fermer les frontières», a-t-il précisé.


