En visite à Hombo et au port de Mutsamudu, le ministre de la Santé a rassuré sur l’absence de Mpox aux Comores et appelé les voyageurs à une vigilance collective renforcée.

 

Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a effectué, vendredi 16 janvier dernier, une visite à l’hôpital de Hombo, ainsi qu’au port de Mutsamudu, avant de se confier à la presse pour faire le point sur les mesures mises en place pour lutter contre l’entrée au pays de l’épidémie de Mpox et appeler à la coopération de tous.À l’issue de sa visite, le ministre a indiqué que, jusqu’à présent, «aucun cas de Mpox n’a été enregistré» dans les trois îles indépendantes de l’archipel. Toutefois, comme «notre pays est menacé par l’épidémie du Mpox», et « en tant que responsable de la santé», il était «impératif de visiter les structures médicales pour voir si les dispositions prises sont respectées à la lettre». « Nous avons d’abord visité le site de l’hôpital de Hombo avant de nous rendre au port de Mutsamudu, qui accueille les passagers. Nous avons vu ensemble les structures qui accueilleront les malades en cas de détection de cas, même si ce n’est pas ce que nous nous espérons», a-t-il d’abord expliqué, avant d’affirmer que «que ce soit à Hombo ou au port, toutes les dispositions sont prises et respectées », et qu’il est « très satisfait du travail accompli ».


Il faut rappeler que le centre hospitalier de référence insulaire de Hombo est destiné à accueillir d’éventuels patients atteints de Mpox, et le port de Mutsamudu constitue le principal point d’arrivée des passagers en provenance notamment de l’île comorienne de Mayotte et de Madagascar, deux endroits où des cas de Mpox ont déjà été enregistrés. Au port, le dispositif d’accueil est assuré conjointement par la gendarmerie, le Croissant-rouge, des médecins et du personnel paramédical. À l’arrivée des passagers, la présentation d’un certificat médical est exigée et une fiche de renseignements est remise. Le lavage des mains et la prise de température à l’aide d’un thermo-flash sont obligatoires pour tous.


Le ministre a également rappelé l’importance de la responsabilité individuelle dans la prévention. «Aux points d’entrée, nous demandons aux passagers de faire preuve de coopération et de respecter scrupuleusement les consignes des médecins. Le dispositif mis en place vise à protéger l’ensemble de la population. Parmi les mesures figurent la présentation d’un certificat médical, la prise de température et le lavage des mains, entre autres. Tous les passagers entrant sur le territoire font ensuite l’objet d’un suivi communautaire durant les 21 jours correspondant à la période d’incubation de la maladie », a-t-il précisé.