Une délégation conjointe du ministère de la Santé et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a effectué, jeudi et vendredi dernier, une mission d’évaluation à Ndzuani afin de mesurer l’état de préparation des structures sanitaires face à la Mpox. Le Centre hospitalier régional insulaire (Chri) de Hombo et l’hôpital de Bambao-mtsanga ont été retenus pour accueillir d’éventuels nouveaux cas.

La visite a débuté jeudi par une rencontre avec le gouverneur de l’île, le docteur Zaidou Youssouf. Vendredi, la délégation s’est rendue à l’hôpital de Bambao, au Chri de Hombo ainsi qu’au port de Mutsamudu, un point stratégique pour la  surveillance sanitaire. 

La prise en charge et la surveillance épidémiologique

L’objectif a été d’évaluer les infrastructures, d’échanger avec les équipes mobilisées et d’identifier les besoins prioritaires. Une réunion de travail s’est ensuite tenue au Chri de Hombo, en présence des autorités sanitaires, du personnel médical, des représentants de l’Oms et de la dermatologue Zahara Salim. Une rencontre avec les maires et les préfets a eu lieu samedi au palais du gouvernorat afin de renforcer la coordination locale.

 Sur le terrain, plusieurs dispositifs préventifs ont déjà été mis en place, notamment des points de lavage des mains dans des bâtiments publics, même si leur utilisation reste facultative. L’État comorien a également procédé à un don de matériel médical, complété par un appui technique et logistique de l’Oms. Face à la presse, l’inspecteur général de la santé, le docteur Mohamed Ridhoine, a indiqué que cette tournée « répond aux orientations du chef de l’État pour une gestion rigoureuse de la maladie ».

 Il a salué la mobilisation des soignants et rappelé que le site de Bambao, déjà opérationnel, « a pris en charge le premier cas enregistré sur l’île, aujourd’hui totalement guéri ». Le site de Hombo est également prêt à recevoir des patients, même si des mesure de renforcement en équipements restent nécessaires. L’île dispose désormais de tests Pcr, de réactifs et d’un appareil GeneXpert pour accélérer les diagnostics. Du matériel de traitement, notamment des sérums, a également été acheminé afin d’améliorer la prise en charge et la surveillance épidémiologique.