Réunis à Fomboni, les enseignants des écoles primaires de Mwali ont été sensibilisés aux dangers de l’obésité infantile et appelés à promouvoir de meilleures habitudes alimentaires chez les élèves.

 

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a organisé, mercredi 11 février, à la salle multifonctionnelle de Fomboni, une séance de sensibilisation à l’intention des enseignants des écoles primaires publiques et privées de l’île de Mwali. Cette rencontre portait sur la lutte contre l’obésité infantile, un phénomène en progression qui commence à inquiéter les autorités sanitaires. Selon le docteur Soilihi Abdoulmadjid, directeur de la santé familiale et pédiatre de formation, l’objectif est d’impliquer davantage les éducateurs dans la promotion de bonnes pratiques alimentaires afin de préserver la santé des enfants.

 Il a rappelé que la protection sanitaire des plus jeunes constitue une responsabilité partagée entre parents, enseignants et communauté.
Le responsable sanitaire a déploré la transformation progressive de certains établissements scolaires en lieux de vente de sucreries et de produits transformés riches en graisses saturées. «Ces habitudes alimentaires exposent les écoliers à des risques tels que le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, les troubles respiratoires ou encore des difficultés psychologiques», a-t-il alerté.


Le docteur Abdoulmadjid a également fait savoir que la consommation excessive de sucre peut affecter les capacités cognitives des enfants. Il a recommandé de privilégier l’eau comme principale boisson et d’éviter les sodas, produits raffinés, aliments gras et frits. Il a par ailleurs insisté sur l’importance de limiter le temps d’écran et d’assurer un sommeil suffisant. Les enfants âgés de 6 à 12 ans devraient dormir entre neuf et douze heures par nuit, tandis que les adolescents de 13 à 18 ans sont invités à se coucher idéalement avant 22 heures.


Dans le cadre de cette mobilisation sanitaire, une opération de dépistage du diabète sera organisée à Mwali du vendredi 13 au dimanche 15 février. Elle concernera aussi bien les jeunes que les adultes, afin d’évaluer l’évolution de cette pathologie sur l’île. Les organisateurs rappellent enfin que «la prévention commence à la maison, se poursuit à l’école et doit s’étendre à l’ensemble de la communauté».