Soixante professionnels de santé ont suivi, à Mutsamudu, une formation de deux jours sur le diagnostic, la prise en charge et la surveillance du paludisme, dans le cadre du projet d’élimination rapide financé par la Chine.

 

Dans le cadre du projet «Élimination rapide du paludisme», financé par la Chine, soixante professionnels de santé ont été formés vendredi et samedi dernier à Mutsamudu. Médecins, infirmiers, sages-femmes, techniciens de laboratoire et biologistes issus des différentes structures sanitaires des districts de Ndzuani ont pris part à cette session de deux jours.

Éradiquer durablement la maladie

L’objectif est de renforcer les compétences du personnel de santé autour de trois axes essentiels : le diagnostic, la prise en charge et la surveillance du paludisme. La première journée a été consacrée à la prise en charge des patients et à la surveillance épidémiologique, à l’intention des médecins, infirmiers et sages-femmes. La seconde a porté sur le diagnostic, principalement au profit des techniciens de laboratoire et des biologistes. Trois formateurs, dont un médecin chinois, ont encadré les travaux.

L’assistant technique du projet, Kamal Saïd Abdallah, a rappelé les enjeux de cette formation pour l’atteinte des objectifs nationaux. «Nous sommes ici pour renforcer les capacités du personnel de santé sur le paludisme. La formation porte sur la prise en charge, la surveillance et le diagnostic. Ce sont ces trois éléments qui permettront d’éliminer la maladie dans le pays», a-t-il expliqué, avant de préciser qu’elle «bénéficie aussi bien aux agents récemment recrutés qu’à ceux n’ayant pas encore eu l’opportunité d’en profiter».


Ce dernier a insisté sur «le respect strict des protocoles sanitaires afin d’harmoniser les pratiques dans toutes les structures de santé et de garantir un diagnostic fiable ainsi qu’une prise en charge adaptée, condition indispensable pour réduire les erreurs médicales et améliorer les résultats».


De son côté, le responsable de la prise en charge du paludisme au Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a appelé à l’engagement des professionnels et à la collaboration de la population. Il a fait savoir que l’efficacité de cette formation dépendra de la mise en œuvre concrète des recommandations et du respect des consignes dans les structures de santé, condition essentielle pour éradiquer durablement la maladie.