L’atelier de validation et de renforcement de capacité porte sur le manuel opérationnel de surveillance du paludisme en vue de son élimination.
Trente-cinq professionnels de santé prennent part à une formation de quatre jours sur la surveillance du paludisme à Mutsamudu. Organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), avec le financement du Fonds mondial et en collaboration avec des experts chinois, la session a débuté lundi dernier.
La formation réunit notamment des experts du Pnlp, des agents de santé de district chargés du paludisme, des agents de surveillance des maladies et des données, des représentants de la direction régionale de la santé (Drs), des agents de surveillance des points d’entrée ainsi que des microscopistes de Ndzuani. L’atelier porte sur la validation du manuel opérationnel de surveillance du paludisme en vue de son élimination et le renforcement de capacité des acteurs impliqués dans la surveillance de la maladie. La question des personnes entrant par des voies non conventionnelles fait également partie des sujets évoqués durant la session.
Pour le responsable de la prise en charge du paludisme au Pnlp, à la Drs de Ndzuani, Dr Alhidhiri Abdou salam, l’objectif est de renforcer les capacités des acteurs locaux. «L’objectif principal de cette activité est de former les acteurs locaux à la surveillance du paludisme à Ndzuani. Actuellement, nous étudions et validons un manuel de référence sur la surveillance de cette maladie. Cet atelier vise à rendre les participants pleinement capables de mener à bien cette surveillance», a-t-il expliqué.
La surveillance concerne plusieurs niveaux, selon lui. «Cela concerne non seulement les points d’entrée aux frontières et les structures sanitaires, mais s’étend également au niveau communautaire», a-t-il précisé. Dr Alhidhiri Abdou Salam indique qu’une intervention peut être déclenchée dès qu’une information est transmise sur les personnes entrant clandestinement. «En ce qui concerne les personnes entrant par des voies non conventionnelles, il est tout à fait possible, dès qu’une information nous parvient, de dépêcher une équipe sur place. Cela permet d’effectuer un dépistage du paludisme et d’assurer une prise en charge immédiate si des cas sont détectés parmi ces arrivants», a-t-il déclaré.
Vers la phase d’élimination
Pour sa part, le responsable du service suivi et évaluation du Pnlp a tenu à préciser que cette formation s’inscrit dans une activité organisée chaque année. «Il s’agit d’une formation de renforcement des capacités sur la surveillance du paludisme. Cette activité phare consiste à renforcer les capacités des acteurs de surveillance de chaque île. Notre pays lutte davantage contre le paludisme et il se trouve aujourd’hui dans une phase d’élimination, parmi six pays», a-t-il déclaré.
Dr Salim Abdoulkarim a ainsi fait savoir que les situations observées ne sont pas les mêmes dans les différentes îles. «Grâce aux efforts déployés sur le terrain, les îles de Ndzuani et Mwali n’enregistrent aucun cas autochtone, mais plutôt des cas importés. C’est juste à Ngazidja qu’on enregistre des cas autochtones. Avec l’aide du gouvernement comorien et les partenaires, nous faisons le nécessaire pour renverser la tendance à Ngazidja afin d’avoir la même tendance partout dans les îles», a-t-il conclu.


