Sécuriser l’usage des médicaments et renforcer la confiance dans les vaccins. C’est l’objectif de l’atelier national de validation des bonnes pratiques de pharmacovigilance, qui marque une étape clé dans l’amélioration de la sécurité sanitaire aux Comores.

 

Un atelier de validation des bonnes pratiques de pharmacovigilance a été organisé hier mardi 16 décembre au Retaj par le ministère de la Santé. Les travaux ont été officiellement lancés par le directeur général de la santé, le docteur Saindou Ben Ali Mbae. Dans son discours d’ouverture, ce dernier a rappelé que la pharmacovigilance constitue un pilier fondamental de la santé publique, en ce qu’elle permet de détecter, d’évaluer et de prévenir les effets indésirables liés à l’utilisation des médicaments et des vaccins, conformément aux normes et recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms).


L’atelier en question visait à valider un cadre national harmonisé de bonnes pratiques de pharmacovigilance, adapté au contexte comorien. «Ce dispositif devra notamment améliorer la notification des effets indésirables, clarifier les responsabilités des différents acteurs du système de santé et renforcer l’analyse ainsi que la communication des risques, en particulier pour les événements indésirables post-vaccinaux», a expliqué Dr Mhaza Hassane, cheffe du département de la pharmacovigilance. Le directeur général de la Santé a tenu à exprimer la reconnaissance du ministère de la Santé à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, avec une mention spéciale à la Banque mondiale, dont l’appui, à travers le Projet Vaccin, «a permis l’organisation de cet atelier».


Selon lui, ce soutien contribue directement au renforcement de la sécurité des patients et à l’amélioration de la performance des programmes de santé. «Au-delà de son aspect technique, cet atelier traduit également un engagement politique fort du gouvernement de l’Union des Comores en faveur de la qualité des soins, de la sécurité des patients et du respect des engagements internationaux, notamment en matière de couverture sanitaire universelle et de redevabilité des projets soutenus par les partenaires», a-t-il dit.
Appelant les participants à des échanges constructifs et orientés vers des solutions concrètes, Saindou Ben Ali Mbae a rappelé que la confiance des communautés envers les programmes de santé dépend directement de la capacité du système à garantir la sécurité des patients.