Le Ministre de la santé a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à bâtir un système de sécurité sanitaire fondé sur la science, la coordination et la solidarité nationale. Il a exhorté les participants à s’approprier pleinement les enseignements de la formation afin de devenir les piliers de la réponse nationale aux urgences sanitaires.
Le Ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a procédé ce mardi 24 février au Retaj, à l’ouverture officielle de la formation consacrée à la gestion et aux opérations du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) et au système de gestion des incidents. La cérémonie s’est tenue en présence des représentants des institutions nationales, de l’Africa Cdc, de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat Azali Assoumani, visant à renforcer la préparation, la prévention et la réponse structurée aux urgences sanitaires. Il a souligné que, «dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sanitaires, il est indispensable pour les Comores de se doter d’un dispositif national robuste capable d’anticiper et de gérer efficacement les situations d’urgence».
Le Cousp a été présenté comme le pilier stratégique de cette ambition. Véritable plateforme de coordination multisectorielle, le centre favorise une prise de décision rapide fondée sur des données probantes, optimise l’utilisation des ressources et assure une communication efficace entre les différents acteurs. La formation réunit quarante experts issus des niveaux central, régional et périphérique ainsi que de secteurs clés tels que l’agriculture, l’environnement, la sécurité et les forces armées. Elle vise à consolider l’approche « Une Seule Santé », essentielle pour lutter contre les épidémies émergentes telles que la Mpox et faire face aux futures menaces sanitaires.
Prenant la parole à son tour, le représentant de l’Oms aux Comores, Nassuri Ahamada, a insisté sur le contexte marqué par l’imprévisibilité et la recrudescence des épidémies et autres crises sanitaires. Selon lui, la préparation et la riposte constituent des éléments essentiels pour protéger la santé et le bien-être des populations. «La réussite de cet effort repose sur l’implication de tous les acteurs, notamment ceux engagés dans la mise en place effective du Cousp et dans l’élaboration d’un plan stratégique garantissant son fonctionnement optimal», a-t-il précisé.
S’adressant directement aux participants, Nassuri Ahamada a rappelé qu’un centre d’opérations d’urgence constitue un maillon fondamental pour centraliser l’information, organiser les ressources et garantir une riposte cohérente, rapide et efficace. «Une activation rapide et structurée du Cousp offre une plateforme indispensable pour coordonner efficacement la gestion des épidémies, limiter l’augmentation des cas de maladies ou de blessures et prévenir les perturbations des services essentiels», a-t-il souligné.




