L’Agence nationale des médicaments et des évacuations sanitaires (Anamev) a convié la presse ce mercredi 4 mars, dans ses locaux pour rassurer la population suite au retrait des 27 lots de Doliprane des ventes au mois de février. A l’occasion, le spécialiste en règlementation pharmaceutique de l’Anamev, Assoumani Mahmoud a expliqué «qu’aucun problème de qualité n’a été identifié» sur ces 27 lots de Doliprane, mais qu’il s’agit seulement d’un problème des pipettes. «Des pipettes issues de certains lots ont vu l’inscription s’effacer après un lavage à l’eau chaude. Ce qui favoriserait le risque de surdosage chez les enfants», a-t-il précisé, indiquant une notification sur la qualité.
Selon lui, après avoir été notifié de la situation, les agents ont effectué des recherches auprès des exportateurs de médicaments afin de les identifier. «Nous n’avons pas trouvé ce type de Doliprane dans les pharmacies», a-t-il rassuré, soutenant, toutefois avoir été surpris de constater que «seulement 6 pharmacies dans le pays détiennent en général un Doliprane».
Par ailleurs, le spécialiste en règlementation pharmaceutique de l’Anamev, Assoumani Mahmoud a soulevé une autre problématique liée à l’approvisionnement des antalgiques. «Près de 26 pharmacies dans le pays détiennent des antalgiques comme le Doliprane, une situation causée par le déséquilibre engendré par le Covid19 qui a impacté la chaîne d’approvisionnement»¸ a-t-il expliqué, appelant les citoyens à ne surtout pas se procurer de médicaments en dehors de la chaîne de distribution régulière.


