Le directeur général de la Santé, interrogé sur les facteurs susceptibles d’expliquer l’augmentation des cas d’Avc dans le pays, a regretté le manque d’études approfondies sur le sujet. Il exhorte toutefois les citoyens à pratiquer davantage d’activités physiques et à adopter une alimentation équilibrée, tout en appelant à une surveillance accrue des personnes hypertendues.

 

À l’issue d’une réunion des autorités sanitaires tenue en début d’année, la Direction de l’information et des statistiques sanitaires a publié les données relatives aux Accidents vasculaires cérébraux (Avc) aux Comores. Selon les chiffres présentés, 324 cas ont été recensés en 2025, contre 322 en 2024. Dans le détail, Ngazidja demeure l’île la plus touchée, avec 233 cas enregistrés en 2025, contre 259 en 2024, soit une légère baisse. À Ndzuani, les chiffres restent relativement faibles, avec 18 cas en 2025 contre 16 l’année précédente.

 En revanche, la situation est plus préoccupante à Mwali, où une hausse significative est observée. «Alors qu’en 2024, quelque 47 cas étaient enregistrés sur l’île, force est de constater qu’en 2025, 73 cas sont déplorés», indique la Direction sur sa page Facebook. Les experts présents à la réunion de début février se sont dits inquiets de l’évolution de cette maladie non transmissible sur cette île. Face à cette tendance globale à la hausse, le directeur général de la Santé a exprimé son inquiétude. 


Il a souligné toutefois l’absence d’études approfondies permettant d’identifier avec précision les facteurs à l’origine de cette progression. Il a rappelé néanmoins que les Avc sont, dans une large mesure, liés à une hypertension artérielle mal contrôlée,  et a appelé à «une surveillance accrue des personnes hypertendues afin de limiter au maximum la survenue de ces accidents». Interrogé sur les facteurs sociaux pouvant contribuer à ces 324 cas enregistrés en 2025, il a évoqué notamment le poids des responsabilités au sein des familles élargies.

 «Une seule personne peut se retrouver à porter les préoccupations d’une quinzaine de proches, ce qui génère un stress important », a-t-il expliqué. Il a cité également le phénomène des grands mariages, particulièrement à Ngazidja, qui imposerait une pression sociale et financière, y compris sur les ménages les plus modestes. En conclusion, il a appelé à une prise de conscience collective en matière d’hygiène de vie, et a insisté sur l’importance d’une alimentation équilibrée et de la pratique régulière d’une activité physique.