Cette opération de santé de proximité est organisée par le ministère de la Santé, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et la société Yas Comores. Au programme : consultations prénatales, planning familial, dépistage de la malnutrition, vaccination et sensibilisation aux violences basées sur le genre.

 


La santé au plus près des populations. C’est l’objectif de l’opération menée vendredi 16 octobre dans le quartier Nazico, situé au nord de la capitale, où la clinique mobile a permis aux habitants de bénéficier de plusieurs services de santé. Cette initiative vise notamment à faciliter l’accès aux soins et renforcer la prévention, en particulier auprès des populations vivant dans des zones difficiles d’accès.

Au-delà des consultations prénatales et des services de planning familial, l’opération a également porté sur le dépistage de la malnutrition, la vaccination et la sensibilisation aux violences basées sur le genre (Vbg). Il s’agit d’une approche qui associe prévention sanitaire et mobilisation communautaire face aux défis sociaux, auxquels la population est confrontée.

Un partenariat appelé à se renforcer

Pour sa part, le directeur général de Yas Comores, Christophe Olivier, a indiqué, à l’occasion, que cette collaboration s’inscrit dans une démarche durable, destinée à rapprocher les services de santé des populations. «C’est un partenariat de deux ans minimum avec l’Unfpa et que nous espérons élargir au fur et à mesure pour les prochaines années, tout en espérant contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre», a-t-il déclaré.Le responsable s’est également réjoui de la mobilisation des habitants de Nazico et de la participation des différents acteurs à cette opération. Pour lui, cette implication communautaire est essentielle pour assurer la réussite des actions de prévention et renforcer la sensibilisation aux questions de santé publique.


De son côté, le directeur de la santé familiale, le Dr Soilihi Abdoul Madjid, a expliqué que la présence de la délégation de l’Unfpa intervient dans un contexte particulièrement important. Il a souligné que cette visite constituait une occasion de présenter les activités menées quotidiennement par les services de santé, aussi bien à Ngazidja que dans les autres îles de l’archipel. «En cette période où les violences ne cessent de gagner de la place au sein de la société, nous avons saisi l’occasion pour leur présenter les différentes activités que nous menons au quotidien, non seulement ici, mais aussi dans les îles», a-t-il expliqué avant de souligner que le dispositif de santé mobile est également présent dans les autres îles. Selon le Dr Soilihi Abdoul Madjid, le pays dispose actuellement de deux cliniques mobiles à Ndzuani, une à Mwali et une à Ngazidja.En tout cas, ce déploiement permet de rapprocher les services sanitaires des communautés et de faciliter l’accès aux soins, notamment dans les zones éloignées des structures de santé traditionnelles.