L’Ong Santé diabète veut dé pister le diabète et l’hypertension, car, selon les organisateurs, les deux maladies sont souvent associées. A travers cette campagne, on cible les personnes ayant des facteurs de risque, qui vivent avec des diabétiques ou des personnes issues de familles de diabétiques. La campagne cible également les femmes ayant souffert de diabète gestationnel.
La direction régionale de la santé (Drs), en collaboration avec l’Ong Santé Diabète, ont organisé, du 23 au 25 janvier 2026, une campagne de dépistage gratuit du diabète et de l’hypertension artérielle. 16 équipes composées de médecins et d’infirmiersétaient mobilisés sur plusieurs sites de l’île. Les dépistages se déroulaient de 7h à 12h, et les participants étaient invités à se présenter à jeun.
150 personnes sont visées par site. Pour les organisateurs, cette campagne répond à une urgence de santé publique. Le diabète, souvent diagnostiqué tardivement, continue de progresser silencieusement dans la population. «Le diabète est un tueur silencieux.
Le dépistage contribue à la prévention du facteur de risque pour les personnes non diabétiques. Et pour celles qui sont déjà atteintes sans le savoir, cela permet une prise en charge précoce afin d’éviter les complications à un stade avancé de la maladie», a expliqué la cheffe de projet, Gobo Ensumata Mohamed. Selon elle, la campagne, qui doit se tenir au niveau national, ne se limite pas au diabète, mais inclut également le dépistage de l’hypertension artérielle. «De façon spécifique, nous voulons dépister le diabète mais aussi l’hypertension, car les deux sont souvent associées. Nous ciblons en priorité les personnes ayant des facteurs de risque : celles qui vivent avec des diabétiques ou des personnes issues des familles de diabétiques. La campagne vise également les femmes ayant souffert de diabète gestationnel», a-t-elle indiqué.
Pour Gobo Ensumata Mohamed, les sites retenus correspondent à des zones de sédentarité où les conditions rendent l’accès aux soins plus difficile. «Nous avons choisi des lieux où les personnes restent longtemps assises, sans beaucoup bouger, mais aussi des zones vulnérables, à faible revenu, ou encore des lieux à forte fréquentation comme les marchés et certains services publics. Si une personne présente un taux de glycémie élevé lors de nos dépistages, elle est orientée vers un centre de santé. Si une hospitalisation est nécessaire, le médecin fait la référence. Dans d’autres cas, le médecin peut prescrire un traitement ou donner des conseils», a-t-elle précisé. Pour assurer le bon déroulement de l’opération, plusieurs équipes ont été mobilisées à travers l’île. «En tout, il y a 16 équipes. Chaque équipe est composée d’un médecin formé sur le diabète, de quatre infirmiers, d’un pair éducateur et d’un superviseur. Nous espérons une moyenne de 150 dépistages par site, mais nous pouvons aller au-delà selon l’affluence», a conclu la cheffe de projet prévention de l’Ong Santé diabète, Gobo Ensumata Mohamed.


