A Ndzuani, le programme intervient principalement dans deux zones pilotes, à savoir les régions de Domoni et de Nyumakele.
Pour aller à la rencontre des usagers de l’assurance maladie généralisée (Amg), des réunions se sont tenue au siège du programme à Mutsamudu. Les rencontres de ce mardi ont concerné des religieux et des représentants d’associations de jeunesse, zones pilotes de Ndzuani. Dans l’île, la campagne a eu lieu du vendredi 30 octobre à hier, jeudi 05 novembre. La sensibilisation s’est clôturée dans les villages de Ongoni à Jimlime.
Les bénéficiaires de l’Amg, au niveau de Ndzuani, peuvent se soigner dans l’ensemble des structures publiques de santé, s’approvisionner en médicaments dans dix pharmacies et réaliser leurs examens dans quatre centres d’imagerie. Concernant les contributions financières, l’accès aux paiements est facilité par l’utilisation de moyens bancaires et de la plupart des solutions de paiement électronique présentes sur le territoire.
Le responsable du suivi des interventions de l’Amg à Ndzuani, Dr Mohamed Salim Hafi, alias Fédéral, a rappelé le format de cette campagne de proximité. «Parmi les activités prévues, il y a une caravane de sensibilisation, une rencontre avec les associations communautaires et des causeries avec des associations et des religieux. Ensemble, nous échangeons sur nos campagnes de nombreux sujets, notamment les adhésions. L’objectif c’est de permettre une prise en charge effectifs des zones cibles, dans les bonnes conditions et à des tarifs très réduits», a-t-il fait savoir.
À l’issue des rencontres, le responsable de la communication de l’Amg, Idjabou Bakari, a expliqué les objectifs de cette descente sur le terrain. «Cette activité s’inscrit dans le cadre des activités de la communication pour sensibiliser les religieux, les associations et des jeunes, sur le renforcement de l’adhésion à l’Amg. Nous avons voulu que ces composantes comprennent mieux les enjeux et le fonctionnement de l’assurance, et les inclure dans les processus de sensibilisation de la population. Le but de l’Amg, c’est de faire en sorte que toute la population comorienne qui fait partie des zones pilotes adhère massivement. Nous allons aussi faire en sorte qu’on réduise les coûts des soins et l’accès aux soins à toute la population», a-t-il déclaré.
Insistant sur la nécessité d’une affiliation formelle, Idjabou Bakari a également souligné la prise en charge des couches les plus vulnérables. «Le message est très simple en fait : tant que la personne n’est pas affiliée et n’est pas inscrite, il ne saura pas ce que c’est l’Amg. On a les personnes dont l’État paye intégralement, à la fois la cotisation et les dépenses. Ce sont ce qu’on appelle les personnes défavorisées. Ces personnes-là sont prises en charge entièrement. Les zones pilotes servent à expérimenter tous les paramètres, que ce soit la gestion, la cotisation, l’utilisation, pour essayer de voir comment on peut faire en sorte que ça soit généralisé dans les années à venir», a-t-il expliqué.




