Le ministère de la Santé appelle les journalistes à se former et à renforcer leurs capacités afin de médiatiser tout ce qui peut aider pour faire face à cette maladie.

 

Le ministère de la Santé en partenariat avec l’Unicef, l’Oms, la Croix-Rouge Française, Africa Cdc (Centre for disease control and prevention) et la Banque mondiale a organisé le 29 janvier dernier, à l’hôtel le Retaj, une formation des journalistes sur le rôle et les responsabilités des médias. Cet atelier avait pour objet de renforcer les capacités des journalistes pour mieux couvrir et faire face à la maladie Mpox afin d’endiguer sa propagation. A l’occasion les organisateurs ont rappelé le rôle que jouent les médias dans la communication des mesures de prévention et de lutte contre la maladie et la stigmatisation des personnes infectées. «Les journalistes doivent être vigilants, ils ne doivent jamais communiquer l’identité d’un cas», a indiqué docteur Faouzouz Ben Aboubacar, insistant sur le fait de rester neutre. 


«Concernant la situation actuelle de cette maladie en Union des Comores, nous avons six cas confirmés, quatre cas sont déjà guéris, deux cas hospitalisés, un cas au niveau de l’hôpital de Samba et un cas au niveau de l’hôpital de Bambao à Ndzuani et zéros décès», a-t-il déclaré, précisant que le Mpox est virale causée par le virus Monkeypox, découvert avec des singes de laboratoire au Danemark. Pour ce qui est de la propagation, docteur Faouzouz a indiqué que la maladie se transmet à partir du «contact direct avec les lésions cutanées, les sécrétions respiratoires, les rapports sexuels et les objets contaminés d’une personne infectée avec des animaux, tels que les rongeurs, les primates et les animaux sauvages, ou pendant la grossesse ou l’accouchement». 

Des préventions à suivre 

Le médecin a fait savoir que le virus affecte surtout les personnes vulnérables, notamment «les enfants de moins de 15 ans, qui représentent 60% des cas, les personnes immunodéprimées, Vih ou les personnes sous chimiothérapie, les femmes enceintes, mais également les personnes atteintes de maladies chroniques comme le cancer, les troubles hépatiques et le diabète». Pour les préventions de la maladie, docteur Faouzouz Ben Aboubacar a indiqué des précautions à prendre, à savoir «éviter les contacts avec les personnes infectées et les animaux sauvages ; se laver les mains fréquemment avec du savon et de l’eau ; utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels ; éviter de partager les objets personnels, tels que les vêtements, les draps et les ustensiles». 


En cas de contamination, la personne infectée doit porter des équipements de protection (gants, masques), désinfecter les surfaces et les objets contaminés, éviter les lieux de rassemblements, surveiller la température, éviter l’automédication. Il faut également appeler le 1717 pour une orientation rapide. Le médecin propose de se faire vacciner pour s’offrir une protection contre la variole de singe, Mpox. S’agissant de la période d’incubation du virus, le médecin explique qu’elle varie généralement entre 5 et 21 jours à partir «des signes comme une fièvre supérieure ou égale à 38°, une éruption vésiculo-pustuleuse prédominant à la face, aux paumes des mains ou au moins cinq cicatrices de type variolique». On peut, selon lui, avoir des maux de tête, fatigue intense, mal au dos, douleurs musculaires, douleurs corporelles, gonflement des ganglions, fièvre avec éruption cutanées prédominant à la face, également aux paumes des mains et plantes des pieds. Pour clôturer, le directeur de la promotion de la Santé (Dps), Ahmed Saïd Ali, a tenu à remercier les journalistes pour le bon travail qu’ils font au cours de cette période de turbulence.