Il s’agit selon les informations disponibles sur internet du chrysomèle à quatorze points, scientifiquement connu sous le nom de Podontia quatuordecimpunctata. Une première opération d’insecticide a déjà été menée par la Scp sur leurs locaux.

 

La présence d’un insecte encore non identifié avec certitude aux Comores suscite des inquiétudes à Ndzuani. Réunis ce lundi, en conférence de presse dans la salle de conférence de la direction générale de la Société comorienne des ports (Scp), à Mutsamudu, les responsables de la sécurité civile, de la direction de la Santé, du Croissant-rouge comorien et de la société de manutention Asc ont appelé à une mobilisation collective pour lutter contre sa prolifération.  Les recherches se poursuivent pour déterminer son origine et les moyens les plus efficaces de l’éradiquer.

Les autorités s’appuient notamment sur des expériences menées à Maurice, tandis que des recherches sont toujours en cours aux Comores. Sa présence a également été signalée dans certaines habitations et dans différentes localités de l’île. Malgré les premières opérations de traitement, les responsables n’ont pas encore localisé précisément son foyer d’origine. Le commandant du port de Mutsamudu, Abou Houmadi, a indiqué que le phénomène avait déjà été observé plusieurs mois auparavant, avant de prendre une nouvelle ampleur. «Cela fait sept mois que nous avons vu cet insecte. À l’époque, cela n’avait pas duré.

Actuellement, il se multiplie, jusqu’à être présent sur les bureaux. Le port constitue un point de transit possible, notamment à travers les navires et les conteneurs. Nous travaillons avec la société de manutention, Asc, pour connaître l’origine de cet insecte. C’est une affaire du pays et nous devons éradiquer cet insecte», a-t-il insisté. 
Pour sa part, le chef du service de communication, Nabil Jaffar, a expliqué qu’il pourrait s’attaquer aux cultures pour se nourrir. «C’est une première fois que nous rencontrons un insecte différent de ceux que nous avons ici.

Dans d’autres pays, les insecticides disponibles sur le marché fonctionnent. Nous appelons à une mobilisation de la population contre cet insecte», a-t-il lancé. 
Le docteur Saindou Abdou Madi souligne également la nécessité de ne pas minimiser le phénomène. Selon lui, l’insecte aurait déjà attaqué des plantations. «Il ne faut pas le minimiser. Il peut se développer et ravager des cultures entières, jusqu’à être capable de manger un arbre entier. Les communautés doivent participer aux efforts d’éradication, notamment dans les foyers où l’insecte a été signalé», a-t-il prévenu.

 Sur le plan sanitaire, le Dr Saindou Abdou Madi affirme qu’aucun effet indésirable n’a été constaté chez les personnes piquées. «Il n’y a pas de danger en cas de piqûre. Nous avons des personnes qui ont été piquées et qui n’ont pas développé d’effets indésirables à ce stade», a-t-il précisé. Le technicien entomologiste Youssouf Ismaela a évoqué, de son côté, des essais réalisés dans le cadre du projet palu. «Avec le projet palu, nous avons mené une expérience. Cela a fait effet dans deux zones avec deux produits actifs. À l’heure actuelle, les recherches se poursuivent», a-t-il expliqué.