Le Programme national de lutte contre le paludisme renforce les capacités des agents de santé à travers une formation consacrée à la surveillance, à la prise en charge et au suivi des cas dans les hôpitaux.
Une formation de quatre jours a débuté lundi 28 septembre au Projet Palu, à Ngazidja. Organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), elle vise à renforcer les capacités des acteurs de santé dans la surveillance et la prise en charge du paludisme. Cette session constitue la première étape d’une série de formations qui doit également se tenir dans les deux autres îles. Elle réunit notamment des médecins-chefs d’hôpitaux et des infirmiers, directement impliqués dans la prise en charge et le suivi des patients. L’objectif est d’harmoniser les pratiques et d’améliorer la détection et le suivi des cas.
Le Pnlp organise cette formation chaque année afin de préparer les équipes médicales à mieux faire face au paludisme. Placée sous la direction du ministère de la Santé, elle bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, notamment la coopération chinoise. Le Fond mondial constitue l’un des principaux soutiens financiers du programme avec un financement complémentaire de l’État. La session s’adresse aussi bien aux nouveaux agents qu’à ceux qui exercent depuis plusieurs années.
L’utilisation du système DHIS2
Pour les nouveaux médecins et infirmiers, elle permet de se familiariser avec les méthodes de prise en charge et les procédures de surveillance. Pour les plus expérimentés, elle offre l’occasion de revoir certaines notions et d’actualiser leurs connaissances. Durant les quatre jours, les participants abordent différents aspects liés à la surveillance du paludisme. Les échanges portent notamment sur la détection des cas, leur notification et leur suivi. Ils travaillent également sur l’utilisation du système DHIS2 ainsi que sur les manuels opérationnels révisés.
Ces outils doivent permettre aux agents de mieux organiser la collecte des informations et de disposer de références communes dans leur travail. La formation cherche également à renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé, afin d’assurer une circulation plus efficace des informations lorsqu’un cas est signalé. Après Ngazidja, des sessions doivent être organisées dans les deux autres îles.
Le renforcement des capacités concernera ainsi les acteurs de santé sur l’ensemble du territoire. À travers cette formation annuelle, le Pnlp poursuit ses efforts pour améliorer la surveillance et la prise en charge du paludisme et accompagner les équipes de santé dans les objectifs d’élimination de la maladie aux Comores.
Richda Radjab (stagiaire)



