Un homme d’une trentaine d’années, testé positif à la maladie, a quitté sans autorisation l’hôpital de Bambao Mtsanga où il était pris en charge.
L’homme de 30 ans qui a été testé positif à la variole simienne (Mpox) à Ndzuani avant-hier mercredi, et qui a été depuis hospitalisé à l’hôpital de Bambao-mtsanga, a pris la fuite. C’est ce que les autorités sanitaires de l’île ont annoncé ce vendredi matin à la Radio et Télévision de Ndzuani (Rtn). Ces dernières appellent d’ailleurs ce patient et sa famille à collaborer pour éviter toute propagation de la maladie. Pour « des raisons de confidentialité », l’identité de ce dernier n’a pas été dévoilée, malgré l’ampleur de l’enjeu sanitaire.
Dans une première réaction, Salami Ahmed, de la Direction régionale de la santé de Ndzuani, est revenu sur les efforts de sensibilisation menés auprès du patient avant sa fuite. « Les analyses sont sorties le 28. Nous avons sensibilisé le patient sur sa maladie. Après plusieurs échanges, nous avons estimé qu’il avait compris, alors qu’au départ il était réticent et voulait partir. Malheureusement, hier, il a fui l’hôpital de Bambao Mtsanga où il était pris en charge », a-t-il expliqué.
L'infirmier a exprimé une vive inquiétude face aux conséquences possibles de ce départ non encadré. « C’est avec tristesse que nous annonçons cette mauvaise nouvelle. Il faut savoir que c’est une maladie dangereuse, qui peut toucher de nombreuses personnes dans les communautés et avoir de lourdes conséquences, à la fois pour le patient et pour la population. Nous demandons au patient de revenir. Nous allons continuer le traitement sans aucun problème. Nous appelons aussi la famille à échanger avec lui pour le raisonner. Je suis convaincu qu’il n’a pas quitté l’hôpital avec l’intention de nuire, mais parce qu’il a peur », a-t-il confié.
Salami Ahmed a rappelé les risques majeurs liés à cette situation. « Il peut transmettre la maladie à toute personne avec laquelle il entre en contact. Il peut créer une véritable épidémie dans le pays, ce que nous voulons absolument éviter. La Mpox n’est pas une maladie honteuse. Elle nécessite juste une prise en charge rapide et un strict respect des consignes médicales », a-t-il insisté.


