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Vaccin anti-paludisme : ne devrions-nous pas aussi en tirer parti ?

Vaccin anti-paludisme : ne devrions-nous pas aussi en tirer parti ?

Santé | -   Moinourou Moidjie

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Bien que la population ait accès à des tests rapides grâce à l’aide des agents de santé communautaires, il est nécessaire d’aller plus loin.De plus, il est encourageant de constater que l’archipel des Comores est identifié comme l’un des pays ayant le potentiel d’éliminer le paludisme d’ici 2025.

 

Dans une publication de l’Organisation mondiale de la santé datée du 6 juin 2023, l’on apprend qu’ « en plus du vaccin Rts,s/As01, développé et produit par Gsk et bientôt fourni par Bharat Biotech, un deuxième vaccin, le R21/Matrix-M, développé par l’Université d’Oxford et fabriqué par le Serum Institute of India, devrait également être préqualifié par l’Oms dans un avenir proche ». On y lit aussi que « Gavi a récemment présenté une feuille de route visant à soutenir l’augmentation de l’offre afin de répondre à la demande », et que ce dernier, ainsi que «l’Oms et l’Unicef ont attribué 18 millions de doses du tout premier vaccin antipaludique à 12 pays africains pour la période 2023-2025 ».


Il est donc logique de se demander pourquoi les Comores ne font pas partie de ces pays bénéficiaires, étant donné que c’est le pays qui devrait passer commande. Contactées, nos autorités sanitaires n’ont malheureusement pas été en mesure de fournir de réponses claires face à cette question. Nos interrogations sont donc restées sans réponse. Pourtant, récemment lors de la célébration de la journée de lutte contre le paludisme, elles ont souligné la persistance de la maladie, surtout à Ngazidja, où sont régulièrement relevés des cas autochtones. Malgré leurs efforts depuis plus de dix ans, le nombre de cas reste très élevé et continue d’augmenter.


L’Oms explique, dans sa publication, que l’attribution des doses a été décidée en fonction des principes énoncés dans le cadre régissant l’attribution des vaccins antipaludiques en cas de stocks limités, en donnant la priorité aux zones qui en ont le plus besoin et où le risque de maladie et de décès dû au paludisme chez les enfants est le plus élevé. Face à la résurgence de l’épidémie de paludisme, une campagne d’envergure a été lancée pour lutter contre ce fléau. Il est vivement recommandé d’adopter des mesures préventives telles que dormir sous une moustiquaire, utiliser des produits anti-moustiques et prendre des médicaments prophylactiques lors de courts séjours. Cependant, ne devrions-nous pas également tirer parti du nouveau vaccin disponible ?

 

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