Plusieurs compagnies africaines et mondiales se sont réunies à Moroni à l’occasion de la 11eme conférence de l’Argeo. Le patron de la société publique kényane (Gdc), une des références en Afrique en matière de géothermie, promet d’accompagner l’Union des Comores à valoriser son potentiel géothermique pour en faire «un levier d’énergie propre».

 

Le représentant de la compagnie de développement de la géothermie du Kenya (Gdc), arrivé à Moroni pour prendre part à la 11ème conférence africaine sur la géothermie, a promis la poursuite du soutien de son organisation à la partie comorienne pour ses travaux d’exploitation de l’énergie géothermique du Karthala. Dr. George Muia a rappelé les actions déjà engagées par sa compagnie aux Comores. «La Gdc a réalisé le plan d’affaires pour les Comores concernant le développement de la géothermie. Et je crois que c’est ce plan que les Comores se servent actuellement pour faire avancer leur programme géothermique», a-t-il souligné.


La rencontre de Moroni est mise à profit par les techniciens comoriens. Objectif : tirer le maximum d’expertises et nouer des contacts avec des experts et professionnels du continent. Au cours de l’entretien, l’expert kenyan a profité pour expliquer les travaux d’exploitation de la Gdc et les avantages que les Comores pourraient tirer en abritant la 11ème conférence de l’Argeo. «Nous mettons en avant l’énergie géothermique. Nous sommes capables de l’utiliser pour la production d’électricité mais aussi pour des usages directs. Vous pouvez donc voir ici, il y a quelques photos de ce que nous faisons avec la vapeur. Nous produisons de l’électricité. Pour la saumure, nous avons certains projets comme la pisciculture, les serres, et c’est une partie de cette expertise que nous voulons apporter et mettre en œuvre ici aux Comores», a-t-il souligné.

Mobiliser l’expertise et conclure des partenariats

Dr. George Muia s’est félicité du choix des Comores d’abriter cette importante rencontre africaine dédiée à l’énergie géothermique, expliquant que le pays pourrait mobiliser les compétences nécessaires à l’exploitation de son énergie géothermique. «Nous sommes rejoints par de nombreuses entreprises d’Afrique. Nous avons KenGen, qui vient aussi du Kenya, nous avons la GDC, et beaucoup d’autres. En tant que représentant de la GDC, nous sommes donc ici pour présenter notre expertise parce que nous voulons travailler avec la population des Comores», a-t-il mentionné.  «La dernière édition de l’Argeo a eu lieu en Tanzanie, à Dar es Salaam, et lors de cette réunion, les Comores ont obtenu le droit de nous accueillir cette année en 2026», a ajouté Dr. George Muia.


Le technicien kenyan encourage les Comores à intensifier les travaux d’ingénierie pour tirer le maximum d’opportunités et faire du Karthala «un levier d’énergie propre» et une source d’énergie stratégique pour le pays. La 11eme conférence de l’Argeo mobilise chercheurs, ingénieurs, experts et techniciens du continent. Le Bureau géologique des Comores (Bgc) souhaite en faire «un tremplin» pour mobiliser l’expertise et conclure des partenariats avec d’autres compagnies du continent en vue de ses travaux d’exploitation du volcan Karthala.