Le parquet général a annoncé «21 dossiers» officiellement inscrits dans l’agenda de la deuxième session de la Cour d’Assises ouverte hier. Selon les chiffres fournis, on compte «19 dossiers » ayant trait à des viols ou à des incendies criminels et deux dossiers en lien avec des crimes de sang.
Parmi les dossiers à l’ordre du jour figure «l’affaire Naicha Abdou M’madi », du nom de cette jeune femme de 22 ans, originaire de Fumbuni, assassinée et brûlée en mai dernier à Dzahadju dans la région de Mbadjini. La Justice avait retenu « six chefs d’inculpation contre les trois accusés », selon l’avocat de la jeune femme, Me Idriss Mze Mogne, citant «les faits d’assassinat, de torture, de recel de cadavre, de profanation de cadavre et d’association de malfaiteurs». Il y a également le crime perpétré contre un jeune à Madjadju, un quartier situé au sud de Moroni.
Selon une source de la Justice, la Cour d’assises peut évacuer «un voire deux dossiers» en une journée prolongée. Hier, la première audience a été consacrée à l’affaire d’un jeune qui a violé une fillette de 3 ans dans la localité d’Ouzio au nord de Ngazidja. Le mis en cause, devant le président de la Cour d’assises, le magistrat Mchami Mohamed, n’a pas nié les faits d’agression sur la fillette, présente à l’audience. Il dit toutefois n’avoir «jamais engagé un acte de pénétration», provoquant l’ire de l’assistance.
À la première session au début de l’année, la Cour d’assises avait jugé plus d’une vingtaine d’affaires. Le procureur général, Hamada Hamidou a annonce «16 autres dossiers» programmés lors des sessions suivantes. On compte environ, à ce jour, plus d’une soixantaine de dossiers enregistrés en 2026 dont une vingtaine d’entre eux déjà résolus et une vingtaine d’autres qui seront jugés au cours de l’audience qui a démarré hier.




