En visite à Washili, l’ambassadeur de France Étienne Chapon a été accueilli à Kwambani avec faste, entre traditions locales et discours axés sur la coopération, le patrimoine et le développement.

 

La région de Washili, à l’est de Ngazidja, a accueilli le lundi 20 avril dernier l’ambassadeur de France en Union des Comores, Étienne Chapon, à Kwambani, lors d’une visite marquée par une forte mobilisation locale et un protocole traditionnel. Peu après 9 heures, le diplomate est arrivé à la place Mzingadjuu, accompagné de sa délégation.

Il a été accueilli par des autorités nationales, des élus locaux, des notables et des habitants, dans une ambiance ponctuée de danses folkloriques exécutées par l’association Mbeni Ngoma. Sous la conduite du notable Ibrahim Cheha, la délégation a rejoint à pied le palais historique du sultan Mbae Trambwe. 

L’engagement de la France

À son arrivée, l’ambassadeur s’est recueilli au cimetière de la famille royale Mbae Trambwe, notamment devant la tombe du colonel Abdourazak Abdoulhamid, avant de rejoindre la place Shanga Trengwe en passant par la Porte de la paix (Goba la Salama). La cérémonie officielle s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont le conseiller politique du président de la République, Djaé Ahamada Chanfi, le député Chatoi Abdou Mohamed, les maires de la région, l’ancien ministre des Affaires étrangères Mouslim Ben Moussa, ainsi que des membres de la délégation française.

 Après une lecture coranique, Étienne Chapon et Niswat Abdourazakou, adjointe au maire de Sotteville-lès-Rouen en France, ont reçu des médailles du mérite de la ville de Kwambani. Le maire de Washili ya Djuu, Said Ankil, a salué cette visite, en déclarant : «Votre présence ici, autorités nationales, régionales et locales, est pour nous un signe fort d’amitié et une opportunité de renforcer une coopération tournée vers le développement concret de nos populations».


Au nom de la jeunesse, Maître Ibrahim Camar-eddine a rappelé l’importance historique du site et les liens entre Kwambani et la France.«Nous sommes sur la cour royale Shanga Trengwe où se rassemblaient ceux qui, au XVIIIe siècle, prenaient d’importantes décisions pour l’île de Ngazidja», a-t-il dit, avant d’évoquer également «l’engagement de Comoriens dans l’armée française».


Prenant la parole, l’ambassadeur a exprimé ainsi son émotion : «Je suis très fier, très heureux et très ému d’être devant vous ce matin» Il a insisté sur la valorisation du patrimoine culturel, et a affirmé que « le travail de transcription et de valorisation de cette œuvre orale constitue à cet égard un enjeu majeur». Il a également réaffirmé l’engagement de la France, notamment dans les domaines de l’environnement et de l’éducation.

«Soyez assurés de ma disponibilité pour poursuivre ce dialogue pour des solutions concrètes et adaptées à vos besoins», a-t-il dit. La cérémonie s’est achevée par des remerciements du notable Ibrahim Cheha et par une dédicace de l’œuvre «Le Pohori» du poète Mbae Trambwe à l’ambassadeur.