La banque affirme qu’aucun compte au nom de la Convention pour le renouveau des Comores n’a été retrouvé après vérification de ses huit agences et annonce avoir saisi la justice.
La direction génerale d’Exim Bank Comores a tenu, mardi 22 septembre à son siège, un point de presse consacré aux accusations publiques de l’ancien ministre Mahamoud Salim Hafi concernant l’existence présumée d’un compte de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) (parti au pouvoir dont il est lui-même membre), au sein de l’établissement. (Lire notre édition d’hier mardi 22 septembre).
Respect des règles bancaires
Présentée par la directrice générale par intérim, Charafate Mohamed, la banque a rejeté ces affirmations, assurant avoir procédé à une vérification complète dans ses services et ses huit agences réparties sur le territoire national. Selon la responsable, aucune trace du compte évoqué n’a été retrouvée. « La Crc n’a jamais eu de compte chez Exim Bank Comores», a-t-elle déclaré, précisant que les accusations associeraient ce prétendu compte à “des faits de blanchiment de capitaux et de corruption”.
Pour Charafate Mohamed, ces affirmations sont susceptibles de porter atteinte à l’intégrité de l’établissement, à sa gouvernance et à la confiance de ses clients. Elle a également indiqué qu’aucun document bancaire n’avait, à sa connaissance, été produit pour étayer ces accusations. «Face à de telles accusations, nous avons le devoir d’agir», a-t-elle dit. La directrice générale par intérim a annoncé que la banque avait publié un communiqué officiel, saisi la justice par une plainte et informé la Banque centrale des Comores. Ces démarches doivent, selon elle, permettre aux autorités compétentes d’établir les faits et de déterminer d’éventuelles responsabilités.
Charafate Mohamed a rappelé qu’Exim Bank Comores est soumise à la réglementation et au contrôle des autorités compétentes. Elle a assuré que l’établissement respecte les normes nationales et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et se tient disponible pour toute inspection qui serait jugée nécessaire.
La responsable a également appelé les médias traditionnels et les réseaux sociaux à faire preuve de rigueur dans le traitement de ce type d’information et à respecter «les principes du contradictoire». Selon elle, la diffusion d’accusations non vérifiées peut affecter la confiance des déposants et des partenaires, mais également celle portée au système bancaire dans son ensemble. «Nous ne vous demandons pas de nous croire sur parole, mais de juger sur la base de faits vérifiés et de preuves tangibles», a-t-elle conclu.




