Le Pnrse mise sur une stratégie de communication pour accompagner les investissements dans le secteur de l’eau, améliorer l’information du public et encourager des changements durables de comportement.

 

Le Projet national de résilience du secteur de l’eau (Pnrse) veut faire de la communication un levier de transformation du secteur dans le Grand Moroni. Un atelier consacré à l’élaboration et à la validation d’une stratégie de communication a réuni, vendredi 25 septembre au Retaj, les principaux acteurs concernés.La rencontre visait à définir les axes d’une communication capable d’accompagner les investissements, les réformes et les changements de comportement. Le directeur général de l’Énergie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Soundi Goulam, a insisté sur la nécessité de soutenir les actions du projet par une information adaptée. «On ne peut pas avoir un projet colossal sans avoir un bon outil de communication», a-t-il déclaré.

Le Pnrse prévoit notamment d’augmenter la production d’eau grâce à de nouvelles sources, de renforcer les capacités de stockage avec deux réservoirs supplémentaires et de réhabiliter le réseau de distribution. Selon Soundi Goulam, la capacité actuelle de production reste insuffisante tandis que le réseau est fortement dégradé. Les études devraient être achevées d’ici décembre 2026, avec des travaux susceptibles de devenir visibles pour la population à partir du début de 2027.

Trois piliers

Pour Nahida Houssein, coordinatrice nationale du Pnrse, l’atelier devait poser les bases d’une stratégie durable autour d’un projet destiné à moderniser les infrastructures, améliorer la gouvernance du secteur et renforcer l’accès à une eau résiliente. «Les infrastructures seules ne peuvent pas suffire», a-t-elle souligné.

La responsable estime que les difficultés persistantes d’accès à l’eau potable, auxquelles s’ajoutent les coûts élevés du recours aux camions-citernes, alimentent une méfiance qu’elle juge «légitime». La stratégie repose sur “trois piliers”. Le premier porte sur le changement comportemental, notamment à travers la sensibilisation à l’économie de l’eau, aux pratiques responsables et au paiement des factures lorsqu’elles sont justifiées. 

Le deuxième vise à renforcer la confiance entre institutions et citoyens. La communication devra informer régulièrement sur les difficultés rencontrées, mais aussi sur les avancées et les résultats du projet. Le troisième concerne la valorisation de l’eau comme ressource essentielle et la responsabilité collective dans sa préservation et son utilisation. La stratégie sera portée par un slogan : «Chaque goutte compte, chaque geste aussi».