À Mwali, quatre personnes ont été placées sous mandat de dépôt après leur déferrement au parquet dans l’enquête sur les tentatives d’incendie de l’aérogare de Bandar-es-Salam et la diffusion de tracts.
Quatre personnes ont été placées sous mandat de dépôt, trois autres sous contrôle judiciaire et trois ont été relaxées, lundi en début de soirée, après leur déferrement au parquet de Fomboni. Les dix personnes avaient été présentées à la justice à la mi-journée dans le cadre de l’enquête sur les tentatives d’incendie de l’aérogare de Bandar-es-Salam et la diffusion de tracts parlant de «respect des Accords de Fomboni».
Selon le substitut du procureur, les personnes poursuivies sont soupçonnées d’«association de malfaiteurs et incendie volontaire». Mouskaid Ahamda, Youssouf Ben Aboubacar, Nassur Abdou et Simda ont été placés sous mandat de dépôt. À ce stade, les éléments précis reprochés individuellement à chacun d’eux n’ont pas été communiqués.
L’affaire, particulièrement sensible dans l’île, demeure entourée d’un certain nombre de zones d’ombre. Les autorités se montrent peu loquaces sur les éléments de l’enquête, tandis que les familles et proches des personnes interpellées sont restés discrets avant la décision judiciaire. L’affaire remonte à plusieurs semaines. Dans la matinée du 22 août 2026, le bâtiment de l’aérogare de Bandar-es-Salam a été découvert enfumé après une tentative d’incendie survenue dans la nuit du 21 août. Le feu n’aurait pas totalement pris.
Cet épisode constitue le troisième incident de ce type enregistré aux abords de l’aéroport. Le premier remonte au 17 octobre 2025, sur la piste d’atterrissage. Des objets ainsi que des pneus de voiture avaient alors été brûlés. Plusieurs personnes, notamment des réparateurs de pneus de Fomboni jusqu’à Djoiezi, avaient été interpellées avant d’être relâchées 24 heures plus tard. Un deuxième incident avait ensuite été signalé aux abords de la piste. Le troisième, survenu dans la nuit du 21 août dernier, a cette fois directement concerné le bâtiment de l’aérogare.
Des tracts au cœur de l’enquête
Dans le cadre des investigations, plusieurs personnes soupçonnées d’être liées à cette affaire auraient également été interpellées à Fomboni, Bandar-es-Salam, Djoiezi, Boingoma et dans d’autres localités de Mohéli, avant d’être relâchées. Parallèlement à la tentative d’incendie, des tracts parlant de «respect des Accords de Fomboni» auraient été retrouvés et diffusés à Djoiezi ainsi qu’à plusieurs endroits de la capitale insulaire.Une enquête a été ouverte depuis le lundi 1er septembre, «par le parquet», selon le magistrat qui a reçu la presse quelques minutes après l’interrogatoire des personnes finalement placées sous mandat de dépôt.




