Quatre ans après l’assassinat de Sitti Hafsoit Dhoiffir à Mutsamudu, l’interpellation d’un homme dans le cadre de l’enquête a déclenché des emeu à Mirontsi.
Quatre ans après l’assassinat de Sitti-Hafsoit Dhoiffir à Mutsamudu, l’interpellation d’un homme lié à cette affaire a provoqué des tensions à Mirontsi. Des affrontements ont opposé des jeunes de la localité aux forces de l’ordre après l’annonce de cette arrestation. Ces incidents ont entraîné des perturbations de la circulation, de l’activité économique et du fonctionnement des établissements scolaires.
L’assassinat de Sitti Hafsoit Dhoiffir est survenu dans la nuit du 26 au 27 juin 2022 à son domicile situé dans l’enceinte de l’hôtel Johanna Livingstone à Mutsamudu. Le meurtre, commis à l’arme blanche, avait suscité une vive émotion dans le pays et provoqué plusieurs manifestations. Quatre ans après les faits, l’enquête connaît un nouveau rebondissement avec l’interpellation d’un homme présenté comme l’un des gardiens de la résidence au moment du drame. Originaire de Mirontsi, le suspect a été arrêté dans le cadre de la poursuite des investigations menées par les autorités judiciaires.
L’annonce de cette arrestation a rapidement provoqué des réactions dans sa localité. Dès mardi, des jeunes ont érigé des barricades sur la route reliant Mutsamudu aux localités de Wani jusqu’à Nyumakele. Les tensions se sont ensuite transformées en affrontements avec les forces de l’ordre. Plusieurs détonations ont été entendues mardi et mercredi matin. Ce mercredi, la circulation routière restait faible à Mirontsi, où les forces de l’ordre étaient toujours déployées. À Mutsamudu, plusieurs établissements scolaires ont choisi de fermer leurs portes par mesure de précaution, tandis que certains commerces ont retardé leur ouverture.
À l’issue d’une réunion de crise organisée à l’annexe du gouvernorat de Ndzuani à Hombo, en présence du gouverneur, de représentants du parquet et des forces de l’ordre, le maire de Mirontsi, Saindou Ami Assane, est revenu sur les circonstances ayant conduit aux tensions. «Les événements de mardi font suite à l’interpellation d’une personne originaire de la commune. D’autres personnes ont également été entendues dans le cadre de cette enquête portant sur des faits remontant à 2022.
La personne interpellée se trouve actuellement à la prison de Koki. Des efforts sont engagés afin de rétablir le calme et nous restons dans l’attente de la suite de la procédure après les échanges menés avec sa famille », a-t-il expliqué. L’élu de Mirontsi a insisté sur la nécessité de préserver la libre circulation. «Nous appelons la population au calme. Il est important de permettre la libre circulation des personnes et des biens. Nous travaillons pour faciliter le déroulement des procédures dans les meilleurs délais. Nous avons eu de longues discussions avec les responsables du gouvernorat et de la sécurité afin d’évaluer la situation. Les échanges sont encourageants et d’autres rencontres avec les familles sont prévues pour promouvoir la paix et la cohésion dans nos communes», a-t-il fait savoir.




