Des habitants de Nyumadzaha ont organisé, ce mercredi 19 février, une marche pacifique dans leur localité, suivie d’une conférence de presse pour demander la libération de 18 jeunes arrêtés après des affrontements survenus lors d’un match de football, jeudi 13 février dernier. Quelques heures plus tard, ils ont obtenu gain de cause : tous les détenus ont été libérés.
Jeudi dernier, une rencontre du championnat national de football entre l’équipe de Nyumadzaha et celle de Salimani a dégénéré en violences. À la suite de ces heurts, la gendarmerie de Mdé a interpellé 18 jeunes de Nyumadzaha. «Parmi eux, il y avait des mineurs qui ont subi des sévices», accuse Mohamed Elamine, alias Jeudi, président de la «commission de crise». Ce dernier dénonce des arrestations arbitraires. Selon lui, « cette affaire n’a pas été jugée équitablement. Le commandant en charge en a fait une affaire personnelle».
Une enquête ouverte par La gendarmerie
La gendarmerie, pour sa part, rejette ces allégations et défend son intervention. «C’est faux, il n’y avait que des majeurs parmi les interpellés », affirme un porte-parole. Il précise que ces arrestations ont eu lieu après une confrontation initiée par les habitants de Nyumadzaha, jugés « plus virulents ».Lors de la conférence de presse organisée après la marche de ce mercredi, des habitants de Nyumadzaha ont également dénoncé les violences subies par certains jeunes du village. «Deux des nôtres ont été tabassés par ceux de Salimani. L’un d’eux est gravement blessé, et nous espérons mobiliser des fonds pour l’évacuer», ont-ils déclaré.Face à ces accusations, la gendarmerie assure avoir ouvert une enquête. «Nous avons demarré les investigations, mais notre priorité est avant tout la paix et la réconciliation entre les deux localités. Il y a eu des blessés des deux côtés, et la conciliation est primordial».