Soutenu par l’ambassade de France, le programme porté par l’Ong Adn a formé 758 agriculteurs à Ngazidja, en vue de favoriser leur professionnalisation, la transformation agroalimentaire et l’émergence d’initiatives entrepreneuriales rurales.
La cérémonie de clôture du programme « Amélioration de la sécurité alimentaire aux Comores par la professionnalisation des groupements et communautés de l’écosystème agricole et agroalimentaire » s’est tenue le mercredi 4 février dernier à l’hôtel Le Retaj de Moroni. Porté par l’Ong Adn (Association développons-nous), avec le soutien de l’ambassade de France en Union des Comores, ce projet a visé à renforcer les capacités des agriculteurs et à encourager l’entrepreneuriat rural.L’événement s’est déroulé en présence de représentants de l’ambassade de France, notamment le conseiller de coopération et d’action culturelle, l’attaché de coopération ainsi que des membres du Service de coopération et d’action culturelle (Scac), chargé d’appuyer les initiatives éducatives, culturelles et de développement. Bénéficiaires et responsables du projet ont également pris part à la cérémonie, marquée par la projection d’un film retraçant les différentes étapes de mise en œuvre du programme.
Déployé dans vingt-quatre villages de Ngazidja, le projet a permis d’accompagner 758 acteurs du monde agricole. Les actions menées ont porté sur des formations techniques en agriculture durable, la transformation des produits agricoles et l’appui matériel. Une cinquantaine de bénéficiaires ont été dotés d’équipements, tandis que neuf marchés solidaires ont été organisés afin de favoriser l’écoulement des produits locaux. Selon Samuel Pasquier, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France, le Scac s’est engagé auprès de l’Adn depuis plus d’un an autour de trois axes principaux : la formation en techniques agricoles durables, la transformation agroalimentaire et le don d’équipements. Quinze mois après son lancement, le programme affiche des résultats jugés significatifs. Il a également annoncé que des tests de qualité des produits sont en cours à l’Inrape (Institut national de recherche en agriculture, pêche et environnement), tout en exprimant le souhait de voir cette dynamique de partenariat se poursuivre.
Sur le terrain, les bénéficiaires témoignent des retombées concrètes du projet. Grâce aux formations et aux équipements reçus, certains jeunes ont lancé une entreprise baptisée «Latha». «Nous sommes très reconnaissants pour cette aide. Les matériels, les formations et les foires nous ont permis de générer nos propres revenus», a déclaré Hassane Soilihi. Fatima Saïd a salué, elle aussi, «l’acquisition de nouvelles compétences, notamment en production de semences et en transformation des produits».La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations aux formateurs et aux bénéficiaires, et ceci a marqué la fin d’un programme qui ambitionne désormais de s’inscrire dans la durée.




