Après avoir distribué une aide aux femmes veuves, l’agence nationale des aumônes a réaffirmé sa volonté de promouvoir la solidarité, de valoriser l’éducation religieuse et d’accompagner les acteurs qui œuvrent pour le bien spirituel et social de notre nation, en distribuant par la suite des aides financières aux maîtres d’écoles coraniques.

 

L’Agence nationale des aumônes (Dar Al-Sadaqa), a remis des aides financières à des enseignants coraniques le mardi 24 mars. Ces aides ont été remises à 18 enseignants à Ngazidja, 12 à Ndzuani et 10 à Mwali. Cet évènement a fait l’objet d’une cérémonie honorée par la présence de plusieurs personnalités, notamment le représentant du directeur des Affaires islamiques, le délégué de Ndzuani auprès de l’agence nationale des aumônes, le conseiller du président de la République chargé des Affaires islamiques, des enseignants coraniques, entre autres. 


A l’occasion, le directeur général de Dar Al-sadaqa,  Ali Mdahoma, a indiqué que cette initiative a pour but de valoriser l’enseignement coranique et d’encourager les enseignants à poursuivre leurs travaux et leurs œuvres. « C’est la huitième fois qu’on aide ses enseignants », a-t-il déclaré, rappelant que cette agence est là pour aider les handicapes, les orphelins et les nécessiteux. Ali Mdahoma a tenu à remercier le président de la République, Azali Assoumani, pour avoir créé cette agence grâce à laquelle «nous pourrons aider tout le monde».

Appelant les Comoriens à apporter leurs aumônes, Ali Mdahoma a annoncé son souhait de créer des écoles coraniques dans les autres villages et que chaque enseignant aurait un salaire.  Le directeur général de Dar Al sadaqa a aussi envisagé d’organiser un évènement pour aider les journalistes car, selon lui, ces derniers sont le quatrième pouvoir et c’est grâce à eux que l’agence nationale trouve son ampleur. « Le prophète Mohammad (Psl) a dit que celui qui a de l’argent et qui ne donne pas la zakat, ira en enfer», a-t-il rappelé, informant que « 80% des aumônes viennent du gouvernement». 

Une priorité à l’enseignement coranique

Le représentant de la Direction générale des Affaires islamiques a, pour sa part, souligné l’importance de l’aumône. « C’est une bonne initiative pour la religion musulmane. Dieu rétribue ceux qui donnent », a-t-il mentionné, rappelant que le prophète Muhammad (Psl) a dit que «l’argent que tu donnes pour l’aumône ne diminuera pas, plutôt  il augmentera ». Le représentant du directeur des Affaires islamiques a raconté l’histoire d’un couple qui était tellement pauvre et qui a obtenu rétribution grâce à l’aumône.


De son côté, le délégué de l’île de Ndzuani auprès de l’agence nationale des aumônes a évoqué la noblesse de cette initiative ô combien salutaire qui, selon lui, « traduit l’engagement constant de cette institution à soutenir ceux qui perpétuent l’idéal de notre prophète sur terre (Psl), pour vulgariser la connaissance du saint coran, la transmission des valeurs islamiques et à l’éducation spirituelle dans l’ensemble du territoire nationale ». Abdoulatuf Ali Saindou a qualifié les enseignants des écoles coraniques de «gardiens du savoir religieux», d’’ «éducateurs des générations futures» et de «porteurs des principes de paix, de moralité et de foi». 


Il a précisé qu’à travers leur patience et leur dévouement, « ils sèment chaque jour les graines de la connaissance et du respect des préceptes de la religion musulmane». Citant le hadith selon lequel «le meilleur d’entre vous est celui qui a appris le Coran et qui l’enseigne », le délégué de Ndzuani auprès de l’agence nationale des aumônes a imploré le Tout-puissant de « bénir les efforts des enseignants du coran, de renforcer leur mission et de consolider la paix, la stabilité, l’unité et la prospérité dans le pays».