Le Comité national de pilotage du programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM), mis en œuvre par le Pnud, s’est réuni ce mardi pour dresser le bilan de la première année de la huitième phase opérationnelle (OP8/Y1). La rencontre a également permis de préparer la deuxième année du programme, qui prévoit le financement de nouveaux projets en faveur de la protection de l’environnement et du développement des communautés.

 

Le Comité national de pilotage du Programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM), mis en œuvre par le Pnud, s’est réuni hier, mardi 4 août, dans la salle de conférence du Pnud. Cette rencontre a rassemblé les membres du Comité, des représentants de la société civile, du secteur privé ainsi que plusieurs partenaires afin d’évaluer l’état d’avancement des projets financés et de préparer la deuxième année de la huitième phase opérationnelle (OP8/Y2).À cette occasion, le représentant-résident du Pnud, Luca Monge Roffarello, a salué le travail accompli par l’équipe du programme et ses partenaires.

 L’implication des communautés locales

Il a rappelé que 420 000 dollars américains, 179, 76 millions de francs comoriens, ont été mobilisés durant la première année de l’OP8 pour financer onze projets communautaires dans six aires protégées marines et terrestres des Comores. Selon lui, les missions de suivi réalisées à Ndzuani et à Mwali montrent un taux d’exécution d’environ 90% de la première tranche des financements. Parmi les réalisations figurent la mise en place de pépinières communautaires, la restauration des mangroves, l’amélioration de l’accès à l’eau, le développement de l’agroforesterie et l’appui aux groupements de fermes maraîchères. «Ces résultats témoignent de l’engagement des partenaires et de la pertinence des initiatives soutenues», a-t-il déclaré. 


Le représentant-résident a également annoncé qu’une nouvelle enveloppe d’environ 480 000 dollars, soit 205, 44 millions, sera mobilisée pour financer les projets de la deuxième année de l’OP8. Il a appelé les membres du Comité à sélectionner «des initiatives présentant un fort impact sur la conservation de la biodiversité, la restauration des écosystèmes et l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines des aires protégées».
Pour sa part, le directeur général adjoint de l’Environnement a rappelé que le Programme de micro-financements est devenu un véritable levier de transformation sociale et environnementale. 


Il a souligné que les onze projets déjà financés produisent des résultats concrets grâce à la gestion durable des ressources naturelles. Mohamed Said Mkandzile a réaffirmé l’engagement de la direction générale de l’Environnement et des forêts (Dgef) à poursuivre la mobilisation des ressources du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) afin d’assurer la continuité du programme et de renforcer l’accompagnement des organisations communautaires. 


De son côté, le coordonnateur du Programme de micro-financements, Adame Hamadi, a indiqué que cette réunion visait principalement à faire le point sur les onze projets déjà financés à travers le premier financement évoqué. «Ces projets sont mis en œuvre dans les six aires protégées du pays avec un double objectif : préserver l’environnement tout en contribuant à la lutte contre la pauvreté grâce au développement d’activités génératrices de revenus au profit des populations locales», a-t-il rappelé. Le coordonnateur a toutefois reconnu que plusieurs défis persistent, notamment le manque d’expérience de certaines organisations bénéficiaires. «Pour y remédier, le programme accompagne les Ong  et les organisations communautaires de base à travers des formations en gestion administrative, financière et technique afin de renforcer leurs capacités de mise en œuvre des projets», a-t-il fait savoir.