Après Mwali en 2024, le projet de Schéma d’aménagement du territoire se poursuit à Ngazidja. Les consultations locales ont été restituées lundi, avant celles prévues à Ndzuani.
Deux ans après la validation du Schéma d’aménagement du territoire (Sat) de l’île de Mwali, en 2024, le processus se poursuit à Ngazidja. Le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, chargé des Affaires foncières et des Transports terrestres, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et du Tourisme ainsi que l’Union des chambres de commerce, d’industrie, d’artisanat des Comores (Uccia), a procédé, hier lundi 14 septembre à l’hôtel Retaj de Moroni, à la restitution des consultations menées sur l’île.
La rencontre, qui a réuni l’Unité de gestion du projet, le secrétaire général du gouverneur de Ngazidja ainsi que des représentants des maires et des préfets, constitue une étape préalable à l’élaboration du Sat de l’île. Le processus doit ensuite se poursuivre à Ndzuani. Financé par l’Union européenne à travers le projet Ulanga Mali, le Sat vise à définir une vision prospective de l’aménagement du territoire national. Il doit notamment servir de cadre de référence pour orienter les politiques publiques et les investissements dans les différents secteurs de développement.
«Tout le monde doit comprendre, valider et respecter la stratégie nationale d’aménagement. Le projet Sat est en phase de diagnostic permettant l’identification des problèmes ou obstacles à encourir vis-à-vis de la politique nationale d’aménagement à travers les précédentes consultations auprès des communautés locales. Aucun domaine n’est écarté ; agriculture, eau et assainissement, l’habitat, les infrastructures routières ou hospitalières et autres», a expliqué le chef de mission adjoint,
l’environnementaliste Aboubacar Tayfa Hassane Ali.
Le travail doit permettre d’identifier les besoins et contraintes dans quatre zones, mais également de définir les actions à envisager dans chaque domaine d’intervention. Selon le chef de mission adjoint, cette démarche devra aboutir à l’élaboration de fiches de projets chiffrées avant la soumission d’un projet de loi, une fois le Sat validé. Associer les acteurs locaux. La participation des collectivités et des communautés locales constitue un autre volet du processus.
Pour Antika Mhadji Rachid, déléguée chargée du développement durable au gouvernorat de Ngazidja et point focal du projet, les consultations avec les maires et les préfets doivent permettre de mieux cerner les difficultés susceptibles d’entraver la mise en œuvre de la politique nationale d’aménagement.
«Après cette restitution, un intérêt particulier sera de savoir quoi faire à chaque domaine à aménager, être proche de la communauté, éviter le risque de saturation ou tout manquement pour la mise en œuvre du Sat», a-t-elle fait savoir. La restitution de Ngazidja ouvre ainsi une nouvelle étape du processus national. Après la finalisation des travaux sur l’île, les consultations doivent être engagées à Ndzuani, avec l’objectif de disposer à terme d’un cadre national de planification de l’aménagement du territoire.


