La Cop16 de l’Arc à Addis-Abeba exhorte les États africains à l’autonomie financière pour briser la dépendance aux aides extérieures. Les discussions portent sur l’extension des assurances aux inondations et l’adoption de modèles de résilience comme la «Green Legacy» éthiopienne
La 16ème session de la conférence des parties (Cop16) de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (african risk capacity - Arc) se tient actuellement à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 8 au 10 avril 2026. Les Comores font partie des 39 États qui y participent afin de confirmer leur détermination à porter la voix des États vulnérables et à contribuer activement aux solutions africaines face aux défis climatiques.
L’objectif principal est de renforcer les systèmes de réponse aux catastrophes, les mécanismes de financement et les capacités institutionnelles sur le continent africain. Cette année, trois thèmes seront au centre des échanges. Il s’agit de la résilience climatique et de la gestion des risques de catastrophe, de la protection financière et des mécanismes basés sur l’assurance pour l’Afrique et de la souveraineté de l’Afrique dans la gestion des crises humanitaires.
Selon le communiqué de la Direction générale de la sécurité civile (Dgsc), à travers cette réunion climatique, les Comores poursuivent leur engagement en faveur du renforcement de la résilience climatique en Afrique. «Cette participation stratégique vise à consolider la position des Comores dans les mécanismes africains d’assurance contre les risques climatiques, et de renforcer la coopération technique avec les partenaires continentaux», peut-on lire dans le communiqué de la Dgsc. Cette conférence rassemble des décideurs politiques, des représentants des États membres de l’Union africaine et des partenaires de développement. Elle souligne le rôle de leader de l’Éthiopie dans l’action climatique, notamment à travers des initiatives comme la «Green Legacy».
Partage d’expertises
En tant qu’organe décisionnel suprême du Groupe ARC, cette session doit valider des décisions stratégiques cruciales pour la gestion des risques climatiques et sanitaires en Afrique. «La participation comorienne a également pour but de promouvoir les solutions adaptées aux réalités des États insulaires, et défendre une approche plus équitable et efficace du financement des réponses aux catastrophes», poursuit le communiqué.
Au niveau du partage de l’expertise, l’Éthiopie présente son initiative «Green Legacy» comme un modèle de résilience pour les 39 pays membres représentés. Pendant son intervention, la vice-présidente de la Zambie, Mutale Nalumango, a appelé les États membres à adopter un cadre de frais d’adhésion pour réduire la dépendance aux financements extérieurs.



