Du 19 au 24 octobre, les Comores accueilleront la 11e conférence de l’Argeo, consacrée à la géothermie. Hamza Hassani revient sur les préparatifs, les défis logistiques et les retombées attendues.
À quelques jours de l’ouverture de la 11e conférence de l’Argeo, prévue du 19 au 24 octobre, les préparatifs entrent dans leur dernière phase. Coordination institutionnelle, accueil des participants internationaux, logistique et communication mobilisent les équipes chargées de l’organisation de cet événement continental. Pour Hamza Hassani, chef de département intérimaire en charge des études et des analyses des bassins sédimentaires, l’enjeu dépasse la tenue d’une conférence : il s’agit de créer des opportunités durables pour le pays, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.
«Une grande partie du travail de fond a déjà été réalisée», explique-t-il. Les équipes ont notamment avancé sur la coordination avec les partenaires et les différentes institutions, la préparation du programme, les inscriptions ainsi que l’organisation de l’accueil des participants internationaux. Les aspects protocolaires, la logistique et la communication figurent également parmi les chantiers engagés. La priorité consiste désormais à finaliser les derniers détails afin de garantir le bon déroulement des travaux et d’accueillir les délégations dans les meilleures conditions.
Une coordination exigeante
Parmi les principales difficultés rencontrées, Hamza Hassani note la coordination entre les nombreux acteurs impliqués. ARGeo-C11 mobilise des institutions comoriennes, des organisations internationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des participants venus de plusieurs pays africains et d’autres régions du monde. «Il a fallu également gérer en parallèle les questions de logistique, de transport, d’hébergement, de protocole, de visas, de communication, de sponsoring et d’organisation des formations», précise-t-il. À ces contraintes s’ajoutent les exigences techniques liées à une conférence internationale.
La sonorisation, la projection des présentations, la retransmission des interventions, la connexion Internet et les équipements informatiques doivent être opérationnels. Des moyens d’interprétation et d’enregistrement audiovisuel sont également à prévoir, selon les besoins. Pour le responsable, la disponibilité des équipements ne suffit toutefois pas. « Le plus important est d’avoir une équipe technique et logistique capable d’intervenir rapidement», insiste-t-il. Au-delà de l’organisation, les attentes portent sur les bénéfices que les Comores pourraient tirer de cette rencontre consacrée à la géothermie et aux énergies renouvelables. Hamza Hassani souhaite que les échanges débouchent sur des partenariats, des investissements, ainsi que sur le transfert de compétences et de technologies.
L’événement pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes professionnels et aux institutions nationales, en facilitant les contacts avec des experts et des partenaires internationaux.Pour la population, l’enjeu est notamment énergétique et économique. «Le développement de ressources énergétiques locales peut contribuer à améliorer l’accès à une énergie plus fiable et plus abordable, tout en créant des emplois et de nouvelles opportunités économiques», assure notre interlocuteur.
Le responsable adresse enfin un message de bienvenue aux experts, chercheurs, professionnels, décideurs et autres participants attendus aux Comores. Il invite particulièrement les jeunes à s’intéresser à ces secteurs d’avenir. «La géothermie et les énergies renouvelables ne sont pas seulement des sujets réservés aux experts. Ce sont aussi des domaines qui peuvent créer des carrières, des entreprises et des opportunités pour notre pays», affirme-t-il. À travers ARGeo-C11, les Comores espèrent ainsi faire de cette rencontre continentale un levier de coopération et de développement, au-delà des six jours de conférence.





