Au programme, présentation des œuvres de photographes étrangers et comoriens dans la médina de Moroni et deux projections de films
Deux ans après son coup d’essai, le Festival Pica signe son retour, demain samedi, pour une semaine. La cérémonie d’ouverture se tiendra parallèlement au vernissage des différentes expositions.Comme en octobre 2024, cette biennale prendra quartier au cœur de Moroni. «La médina constitue un formidable écrin pour présenter les œuvres, et c’est aussi une façon de la faire revivre», estime Ali Ahmed Mahamoud, l’un des fondateurs du festival. Pour le cofondateur, Farouk Djamily, le choix de la médina répond à un triple objectif : faire découvrir ce lieu qui nous tient à cœur, le valoriser aux yeux de ses habitants et rendre la photographie plus accessible en investissant les places publiques et les maisons de quartier, plutôt que des espaces fermés et fréquentés par une minorité de la population».
Ce rendez-vous verra, par ailleurs, la participation à distance de photographes étrangers : «Il y a des artistes de La Réunion, de Madagascar, d’Afrique du Sud et, bien sûr, des Comores», indique Farouk Djamily. Ces six exposants internationaux présenteront leurs réalités via l’application Zoom lors d’ateliers qu’ils animeront. Faute de budget suffisant, ces derniers n’ont pas pu faire le déplacement aux Comores. Les organisateurs ont dû financer, eux-mêmes, cette deuxième édition tout en s’appuyant sur le soutien de proches grâce à une campagne de financement participatif.Parmi les exposants comoriens figure «une étoile montante», Hayat Ali Amir, la fille de notre ancien confrère Ahmed Ali Amir. «Nous voulons donner plus de visibilité à la créativité des artistes locaux et révéler de nouveaux talents, comme c’est le cas avec Hayat qui propose une série magnifique», assure Ali Ahmed Mahamoud.
Pour cette nouvelle édition, le 7ᵉ art sera à l’honneur avec la projection de deux films, Zanatany, l’empreinte des linceuls esseulés» de Hachimia Ahamada et Garanti 100% Kreol de Laurent Pantaléon, un réalisateur venu de La Réunion. «Présenter des œuvres cinématographiques s’inscrit dans la droite ligne de notre promotion des arts visuels et montre toute l’étendue des possibilités qu’offre la photographie», conclut Ali Ahmed. Le Festival se tiendra du 24 au 31 octobre.



