À la suite de la disparition tragique de Naïcha Abdou Mmadi, l’association des maires de Ngazidja a exprimé, sa solidarité à la population de Fumbuni et à l’ensemble des Comoriens. Les élus municipaux ont présenté leurs sincères condoléances à la famille endeuillée et ont lancé un appel fort pour préserver la paix sociale et lutter contre la montée de la violence.
Lors d’un point de presse organisé ce mardi 26 mai à Itsandra, l’association des maires de Ngazidja a présenté ses condoléances à la ville de Fumbuni et à tous les Comoriens suite à la disparition tragique de Naicha Mmadi Abdou. Selon elle, cette tragédie touche toute la nation et doit pousser les autorités ainsi que la population à agir ensemble afin de préserver la cohésion sociale. Au nom des maires, Ali Chahidi, maire de Hambu-ya Ntsinimwapanga, a rappelé que “la grande richesse de notre pays, c’est la paix”, reprenant ainsi une déclaration du président Azali Assoumani.
Il a estimé que cette disparition constitue “une perte douloureuse” qui doit interpeller l’ensemble de la société. Les maires appellent les chefs de villages, les préfets, les collectivités locales et le gouvernement à unir leurs efforts pour éradiquer les actes de barbarie et instaurer durablement la paix dans les régions. Le maire d’Itsahidi, Ali Boinaheri, a insisté sur la nécessité d’une réflexion profonde sur les causes de cette violence. Pour lui, l’éducation de base reste un enjeu central.
Il estime également que la justice doit jouer pleinement son rôle à travers des sanctions exemplaires afin d’éviter la répétition de tels actes. «Il doit y avoir une sanction exemplaire pour que ce genre d’acte ne se reproduise plus», a-t-il déclaré. Les maires ont également plaidé pour le renforcement des polices municipales de proximité.
Accompagner les polices municipales
Ils souhaitent que le gouvernement accompagne davantage ces structures afin qu’elles puissent assurer efficacement leur mission de prévention et de sécurisation des localités. Les élus ont notamment salué l’ouverture prochaine de la brigade de Shindini, considérée comme une initiative importante dans la lutte contre l’insécurité.
La vice-présidente de l’Association des maires, Mina Lihadji, a sollicité le ministère de l’Intérieur pour la publication de l’arrêté fixant officiellement les missions et les priorités des polices municipales. Selon elle, cette clarification permettrait aux communes de mieux organiser leurs services de sécurité et de dépasser le simple cadre des “polices de village”. Au-delà de la question sécuritaire, les maires ont mis l’accent sur les problèmes sociaux qui fragilisent la jeunesse comorienne.
Ils ont évoqué la montée de la délinquance juvénile, l’abandon scolaire et l’exposition des jeunes à des influences extérieures jugées dangereuses. Les élus appellent ainsi au retour des valeurs comoriennes fondées sur la paix, la fraternité et la solidarité. Dans cette dynamique, les maires envisagent de mener des enquêtes dans chaque région afin d’identifier les jeunes déscolarisés, sans emploi ou en situation de vulnérabilité.
L’objectif est de mieux orienter ces jeunes vers les programmes de financement, de formation professionnelle et d’insertion existants. Selon eux, plusieurs dispositifs d’accompagnement sont disponibles mais restent insuffisamment connus de la population.




