Dans l’île, une campagne de proximité mobilise les communautés pour mieux faire connaître les avantages de l’assurance maladie généralisée et encourager les familles à adhérer au dispositif.
Pour mieux faire connaître le dispositif de l’Assurance maladie généralisée (Amg) à Mwali, une campagne de sensibilisation de proximité a été lancée lundi 26 octobre à Ndrondroni, dans la région de Mledjele. Elle se poursuivra tout au long de la semaine dans d’autres localités de l’île. L’objectif est d’informer davantage la population sur les avantages du programme afin d’encourager les familles à y adhérer.
De Ndrondroni à Nyumashiwa, lors de la première journée d’échanges, puis de Wanani à Zurdani, mardi 27 octobre, les équipes de sensibilisation vont à la rencontre des habitants. La campagne se poursuit également à Fomboni, notamment au siège de l’Amg et au marché de la capitale. Les associations communautaires et les chefs religieux sont mobilisés pour informer le public sur les modalités d’adhésion, l’utilisation de la carte de protection en cas de maladie et les avantages dont les ménages peuvent bénéficier.
Selon la coordinatrice du programme (dont le financement est assuré en grande partie par l’Agence française de développement), Thouraya Saïd Abdou, «l’Amg prend en charge les consultations générales et spécialisées, y compris les imageries médicales, les soins bucco-dentaires, les hospitalisations, l’admission des femmes aux maternités, les frais de réanimation, ainsi que les chirurgies, les transferts sanitaires et l’achat des médicaments».
Elle a également précisé les modalités de cotisation selon la catégorie des ménages. «Les familles considérées comme les plus démunies sont assurées gratuitement par le gouvernement comorien, alors que celles qui sont classées vulnérables doivent payer une cotisation mensuelle allant de 1 500 à 3 500 francs comoriens.
Par contre, les familles dites solvables, c’est-à-dire celles qui ont un niveau de vie plus ou moins élevé, contribuent à hauteur de 5 000 à 15 000 francs comoriens», a-t-elle expliqué.
À Ndrondroni, les citoyens rencontrés semblent apprécier le projet, au regard de leurs interventions lors des échanges. Ils demandent toutefois «une amélioration des conditions de prise en charge dans les établissements sanitaires publics». Une préoccupation qui interpelle les responsables du secteur de la santé, alors que la campagne vise à convaincre davantage de familles d’adhérer au dispositif.




