Financé à hauteur de 10 millions d’euros par l’Agence française de développement, le projet L’umin’îles vise à promouvoir l’autonomisation économique des femmes et la création de structures de garde d’enfants aux Comores.

 

Le ministère de la Promotion du genre de l’Union des Comores a lancé, mercredi 25 février, au lancement officiel du projet L’umin’îles, lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Retaj à Moroni. L’initiative est financée par l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de 10 millions d’euros et mise en œuvre avec l’appui d’Expertise France.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur de France aux Comores, Étienne Chapon, la ministre du Genre et porte-parole du gouvernement, Fatima Hamada, ainsi que des représentants de pays partenaires, notamment Maurice et Madagascar.

Mise en place de structures pilotes

Dans son intervention, l’ambassadeur de France a salué l’engagement du gouvernement comorien, en particulier celui du ministère de la Promotion du genre, qu’il a qualifié de «partenaire clé du projet». Il a indiqué que l’autonomisation économique des femmes constitue un «levier central de stabilité, de croissance inclusive et de cohésion sociale», et a estimé qu’ «investir dans les femmes revient à investir dans l’avenir de la société».


Le projet L’umin’îles s’articule autour de trois axes principaux : la promotion de modes de garde adaptés à travers la mise en place de structures pilotes pour les enfants âgés d’un mois à trois ans, l’amélioration des conditions de travail des femmes et le renforcement des capacités institutionnelles, notamment des points focaux impliqués dans sa mise en œuvre.


L’ambassadeur a assuré que le groupe Afd et ses partenaires resteront mobilisés aux côtés des autorités comoriennes pour garantir la réussite du programme. De son côté, la ministre Fatima Ahamada a exprimé «la gratitude des autorités comoriennes envers la France pour son engagement constant». Elle a réaffirmé la volonté du gouvernement d’ «accompagner pleinement le projet afin de créer les conditions favorables à une participation accrue des femmes au développement économique et social du pays».


Le coordinateur national du projet, Nassur Aumouri, a précisé que des formations adaptées seront mises en place pour encadrer les structures de garde destinées aux enfants d’un mois à trois ans.