La 65è promotion de l’Ethiopian Aviation University compte cette année, pour la première fois, un jeune Comorien dans la filière pilotage. Il s’agit d’Abdoulhamid Chabani, fils de Chabani Bourhane, syndicaliste et écrivain, et de Thaouriya Ali Abdoulhamid, inspectrice des finances.
Né le 8 novembre 2006 à Kwambani ya Washili, Abdoulhamid Chabani a effectué sa scolarité au Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid (Gsfa), où il décroche, à 17 ans, son baccalauréat série C avec mention Assez Bien, en 2024. La même année, il réussit le test d’anglais, condition indispensable pour se présenter aux épreuves d’admission de l’académie aéronautique d’Ethiopian Airlines. Puis commence alors, un véritable marathon pour le jeune homme.
En six mois, de septembre 2024 à avril 2025, il valide l’ensemble de ses modules théoriques et franchit l’étape lui permettant de passer l’examen d’accéder au simulateur de vol, tout en achevant avec succès ses douze premiers mois théorique formation intensive de 25 modules et une formation pratique sur avion monomoteur single engine, au Sol Ground School.
En 2025, un an après, après le début de sa formation, il réussit son baptême à bord de son premier vol monomoteur en solitaire et franchit l’étape du bimoteur de 12 places, en janvier 2026 et intègre une formation multiengine bimoteur couplé à des sessions sur simulateur de vol de dernière génération. Dans cette étape, il a pu valider les heures de vol requis et terminer tous les cours théoriques. C’est ainsi qu’il obtient sa licence de pilotage au sein de la 65e promotion de cette grande école africaine d’aéronautique après une formation très exigeante, qui a alterné entre cours théoriques et pratiques avec des vols de navigation de jour comme de nuit.
Licence en poche, Abdoulhamid Chabani vise désormais la spécialisation long-courrier. Car, certes son diplôme de Compétence Pilote Licence (Cpl) qui lui permet d’être opérationnelle sur le marché de l’aviation, mais le métier de pilote ne s’arrête pas là : après les galons blancs d’élève et les trois barrettes de copilote, il lui faudra quatre barrettes et plus de deux milles heures de vols pour devenir commandant de bord. Il devra voler, encore et encore pour aller au bout de son rêve.




