Après une grève de 24 heures, les employés de l’aéroport de Bandar-Salama ont repris le travail suite au paiement d’une partie des arriérés de salaires. Des arriérés persistent encore.

 

Après la grève de 24h, du jeudi 4 juin dernier, les employés de l’aéroport de Bandar Es Salam ont repris leurs activités. Une reprise rendue possible grâce au versement de quatre mois de salaires sur les mois d’arriérés qu’ils réclamaient. Si cette avancée est saluée par les agents, elle ne met pas fin à leurs difficultés ni à leurs revendications.

Des discussions pour un apurement complet 

Pendant des mois, les employés de l’aéroport ont continué à assurer leurs fonctions sans percevoir leur rémunération. Une situation qui a plongé de nombreuses familles dans une grande précarité. Technicien à l’aérogare de Bandar Es Salam et père de famille, Imadoudine Halidi décrit un lourd quotidien. « Nous vivons avec l’aide de Dieu. Depuis plusieurs années, je cultive la terre pour nourrir ma famille. Avant, je ne faisais pas cela, mais aujourd’hui je n’ai pas le choix. Nous continuons à travailler chaque jour malgré toutes les difficultés », confie-t-il.


Comme lui, plusieurs agents ont dû trouver des activités parallèles pour s’en sortir. D’autres peinent à honorer leurs engagements financiers, notamment les prêts contractés auprès des banques. Face à cette situation, les employés avaient décidé d’entamer un mouvement de grève, pour dénoncer des arriérés de salaires devenus insoutenables. Ils estimaient alors ne pas être «suffisamment entendus par les autorités compétentes.»
Le mouvement a finalement abouti à une première avancée.

Quatre mois de salaires ont été versés aux agents, permettant une reprise des activités aéroportuaires. « Une mesure qui témoigne des efforts entrepris par les autorités pour répondre à cette crise sociale », nous fait savoir un des responsables. En clair, les employés maintenus à leurs postes après le plan social accusaient neuf mois d’arriérés de salaires alors que ceux qui étaient licenciés en réclamaient sept.

«Après le versement des quatre mois par le gouvernement, les premiers et les deuxièmes attendent désormais respectivement cinq et trois mois», selon un haut responsable du ministère des Transports.  Ainsi, si le versement effectué apporte un soulagement immédiat, il ne règle pas entièrement le problème.

 Les employés (maintenus et licenciés) espèrent désormais que les discussions engagées se poursuivront afin de permettre l’apurement progressif de l’ensemble des salaires dus et appellent les autorités à maintenir «leurs efforts pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise à l’avenir».