Après deux années de salaires impayés, les femmes de ménage de l’aéroport de Wani ont reçu deux mois de rémunération. Mais la crise salariale touche l’ensemble des agents.
Un début d’apaisement, mais une crise loin d’être résolue. Les femmes de ménage de l’aéroport de Wani ont finalement perçu deux mois de salaire avant-hier mardi, selon des sources internes contactées hier. Une information confirmée par Chakilat Said, porte-parole du groupe, jointe hier mercredi. Le vendredi 20 février dernier, cinq des huit femmes de ménage affectées à la plateforme aéroportuaire avaient publiquement dénoncé une situation alarmante : deux années sans rémunération effective.
Depuis 2024, elles affirment n’avoir perçu que quatre mois de salaire au total. «Cela fait exactement deux ans que nous ne sommes pas payées, alors que nous sommes des fonctionnaires de l’administration aéroportuaire», avait déclaré Chakilat Said. Selon leurs explications, leur situation trouve son origine en 2023, lorsqu’elles ont été renvoyées vers un prestataire de services. Elles disent ne jamais avoir bénéficié d’une réintégration administrative claire après l’arrêt présumé des paiements entre le prestataire et l’État. Sans lettre de licenciement, ni statut formellement régularisé, elles affirment avoir été laissées sans revenus stables.
Des retards de paiement
Le versement de deux mois de salaire apparaît donc comme un premier geste, mais ne règle en rien la totalité des arriérés accumulés. D’après les informations recueillies à l’aéroport de Wani hier mercredi sur place, la crise salariale dépasse largement le cas des femmes de ménage. L’ensemble des agents de l’aéroport serait concerné par des retards de paiement, qui atteidraient jusqu’à dix mois d’arriérés, la direction comprise. «Pour les choses les plus simples, nous devons nous référer à Moroni.
Les décisions budgétaires et administratives relèvent de Moroni. La situation touche l’ensemble des agents de l’aéroport de Wani. Les agents accusent 10 mois. Ce sont les femmes de ménage qui accusent 2 ans. C’est vrai tout ce que disent ces femmes sur les deux ans et demi sans salaire mais aussi sur le paiement de deux mois de salaire, hier mardi», a confié une source interne, qui a requis l’anonymat.Cette situation, qui semble structurelle, interroge sur la gestion administrative et budgétaire de la plateforme aéroportuaire, alors que les agents continuent d’assurer le fonctionnement quotidien de l’infrastructure.

